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REVUE FORESTIÈRE F R A N Ç A I... Numéros spéciaux sur le Fonds Forestier National

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REVUE FORESTIÈRE F R A N Ç A I... Numéros spéciaux sur le Fonds Forestier National
REVUE
195 2
FORESTIÈRE
FRANÇAISE
SEPTEMBRE
N°
9
Numéros spéciaux sur le Fonds Forestier National
^ Le présent ^ numéro de la Revue est entièrement consacré au Fonds
Forestier National. Il en sera de même du numéro d'octobre.
Dans ce numéro: F. DU VIGNAUX : Préface. — J. DE VAISSIÈRK: Les
principes de base (1947-1950). — R. JOLAIN : Le Fonds Forestier National
et la lutte contre les incendies de forêts. — DE TOUZALIN: Le reboisement
dans les terres de brandes. — Ph. DUCHAUFOUR : La reconstitution des forêts sinistrées dans l'Est de la France. — M. W I D M A N N : Banquettes ^t
plants PUTOD. — BARRIETY : Rôle et avenir du boisement au pays basque. —
G. COCHET: Le rôle et l'extension de la subvention pour reboisement dans le
Massif Central.
C'est grâce à une généreuse subvention du Fonds Forestier National que
la Revue peut maintenir son prix d'abonnement à un taux inférieur au taux
commercial et diffuser ainsi une documentation indispensable aux reboiscurs.
En essayant de faire mieux connaître l'œuvre du Fonds Forestier National,
la Revue Forestière Française s'acquitte d'un agréable devoir de reconnaissance.
LE FONDS FORESTIER NATIONAL
PRÉFACE
La loi instituant le Fonds Forestier National a été adoptée par
l'Assemblée Nationale à la date du 30 septembre 1946, il y a donc
presque exactement 6 ans. Mais le premier décret d'application est
seulement du 3 mars 1947. En outre, la mise en place d'un dispositif pratique adapté à l'immensité et à la variété· de la tâche à accomplir a nécessairement pris du temps et les premières années ont été
plutôt une période de rodage. Le plein développement du programme n'a pu se faire qu'au cours des années 1950 et I95 1 · Le délai
d'application est cependant suffisant pour qu'on puisse déjà porter
un jugement d'ensemble sur la valeur de l'institution.
Un Comité de contrôle, composé de parlementaires et de hauts
fonctionnaires, examine chaque année, le programme des travaux
et .reçoit communication des comptes de dépenses et de recettes.
Mais le rapport qui est publié à cette occasion est loin d'atteindre
le grand public et, de différents côtés, on témoigne au sujet de
l'activité du Fonds Forestier National une légitime curiosité. Une
œuvre d'intérêt national de première importance ne doit pas rester
ignorée du pays. Les grands travaux accomplis dans les secteurs
de l'électricité, des charbonnages, de la navigation, de la circulation
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ferroviaire bénéficient d'une large publicité. Pour être moins spectaculaires, les réalisations du F.F.N, n'en méritent pas moins d'être
connues. L'exposé de ce qui a déjà été réalisé, de ce qu'on fait dans
le présent et de ce qui se fera demain, avait sa place tout indiquée
dans la Revue Forestière Française.
M, le Conservateur DE VAISSIÈRE a été, depuis les premiers mois
de fonctionnement du Fonds, chargé de la coordination administrative centrale : c'est à lui que revenait d'exposer les principes
ayant servi de base à la remise en valeur de la forêt française. Un
programme cohérent était à établir et il fallait en poursuivre méthodiquement l'exécution. Il ne s'agit pas seulement de reboiser,
mais de procéder à l'équipement de nos massifs forestiers, de les
protéger contre les calamités naturelles, de conserver à nos forêts
leur productivité.
**
L'œuvre soulève des problèmes multiples, à la fois techniques,
économiques, humains. Il ne pouvait être question de les passer
tous en revue. Il a paru plus profitable d'en présenter quelques
aspects importants, illustrés par des exemples concrets de réalisations récentes.
Plusieurs articles évoquent d'abord des préoccupations techniques. C'est ainsi que M. le Conservateur DE TOUZALIN examine
les problèmes particuliers au reboisement des terres de brandes des
départements de l'Ouest. La nature physique des terrains et les
caractéristiques de la végétation posent aux reboiseurs, dans ces
régions, des difficultés spéciales que l'auteur s'attache à résoudre.
Dans l'Est, au contraire, le taux de boisement est élevé et le reboisement de terrains nus se présente plus rarement. En revanche,
les forêts ont beaucoup souffert des combats de 1944-1945. M. l'Ingénieur DUCHAUFOUR expose comment il faut entreprendre la reconstitution des forêts sinistrées .
Dans la région méditerranéenne, les conditions climatiques très
particulières conduisent à faire appel à des techniques spéciales.
Certaines méthodes ont donné en Afrique du Nord des résultats
convaincants, mais leur adaptation aux départements méditerranéens français nécessite encore des études qu'évoque l'article de
M. l'Ingénieur Principal WIDMANN.
En traitant du rôle et de l'avenir du boisement en pays basque,
M. l'Ingénieur BARRIETY initie le lecteur aux difficultés auxquelles se heurte le forestier dans une région où il a pu sembler à des
esprits superficiels que pour reboiser, il suffisait de laisser faire la
nature.
Enfin, si la constitution de peupleraies sur d'anciens marais représente souvent une spéculation avantageuse, elle ne demande pas
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moins nombre de précautions. C'est ce que fait ressortir la note
que M. l'Ingénieur DONON consacre à Γ histoire des marais de Eres­
ìe s dans l'Oise,
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I
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Les préoccupations d'ordre économique et social influent de multiples façons sur les modalités de l'intervention du Fonds Forestier National. Si les prêts et les contrats de travaux, en assurant,
par leurs remboursements, la pérennité du fonds, restent le moyen
le plus normal d'aide aux propriétaires forestiers, la subvention
s'impose dans les régions à propriété très morcelée. C'est cette idée
que M. le Conservateur COCHET illustre par l'exemple du Massif
Central.
Mais, il est rapidement apparu qu'il convenait de s'attaquer au
fond du problème, en réduisant les inconvénients dus au morcellement de la propriété, obstacle majeur à toute gestion rationnelle et
au reboisement. De nombreuses formules ont été envisagées pour
grouper les propriétaires. M. l'Ingénieur PRAX expose comment,
dans l'Hérault, à l'image de ce qui avait déjà été réalisé dans les
Hautes-Alpes, une Coopérative ayant pour but le reboisement, a
pu être constituée. En regard, M. le Conservateur PARANT et
M. l'Ingénieur CHEVALIER traitent des Sociétés Civiles de reboisement auxquelles se rattachent d'importantes réalisations en cours
dans le département de la Haute-Marne. Enfin, M. l'Ingénieur
FEVRE présente les avantages et les inconvénients de chacune de
ces deux formules, et dessine les grandes lignes d'un projet de loi
élaboré par l'Administration pour favoriser le groupement des propriétaires en vue du reboisement.
Mais, il ne suffirait pas de mener à bien une politique de reconstitution et d'extension de l'état boisé. La mise en valeur et la protection des massifs existants concourent de la même façon et dans
des délais généralement plus rapides, à l'amélioration de nos possibilités économiques en produits forestiers. Le Fonds Forestier National finance tout un ensemble de travaux qui visent à améliorer
les conditions de gestion et d'exploitation. M. l'Inspecteur Général
MESSINES fait le point de l'important effort qui a été accompli en
matière d'équipement routier et souligne qu'il ne s'agit là que des
premières réalisations d'un plan qui demandera encore de grands
développements. De même, une juste appréciation du problème forestier amenait à réserver une part décisive dans le programme
d'urgence, à la mise en défense de la forêt contre les calamités naturelles. M. l'Inspecteur Général JOLAIN explique comment les conditions de la lutte contre les incendies de forêts ont été radicalement transformées grâce au Fonds Forestier National .
M, l'Ingénieur VELAY termine la série des articles par un bilan
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critique des réalisations de la première période d'activité du Fonds
Forestier National, et s'efforce de dégager quelques
perspectives
d'avenir. Il rend compte du plan de reboisement de 5 ans qui vient
d'être approuvé par le Ministre, sur la proposition du Comité Consultatif des Reboisements, pour la période allant du I e r juillet 1952
au I e r juillet 1957.
L'ensemble de ces articles représente environ 150 pages de la Revue Forestière Française, soit la matière de deux numéros. On ne
pouvait prétendre y brosser un tableau absolument complet de l'activité du F . F . N . Plusieurs sujets importants ont dû être laissés
dans l'ombre, mais notre but aura été atteint si le lecteur a pu
bien saisir la méthode qui a présidé à la réalisation de notre tâche.
Le programme des travaux est arrêté chaque année en accord avec
les représentants de la propriété forestière non soumise au régime
forestier. U n e collaboration confiante s'est établie entre l'Administration forestière et les collectivités directement intéressées à la
sauvegarde et à l'extension de la forêt privée. Le F . F . N . est, ainsi
qu'on l'a déjà fait observer « le plus puissant instrument public de
reboisement privé qui ait jamais été créé en Europe ».
Une des originalités de son mode de financement est que la taxe
destinée à l'alimenter n'est pas demandée à l'ensemble des contribuables, mais seulement à ceux qui consomment les produits forestiers et qui, à plus ou moins brève échéance, seront les bénéficiaires de la mise en valeur de la forêt.
Dans différents pays voisins, on a été séduit par l'ingéniosité de
ce mécanisme et l'idée a été reprise hors de nos frontières. N'en
doutons pas : l'outil est bon.
Directeur
F . DIT VlGNAUX,
Général des Eaux et
Forêts.
RECTIFICATIFS
La recherche forestière au Maroc
Dans le numéro de juin 1952, pages 409, 411, 413, 415 et 417, on a conservé
par inadvertance le « titre courant » de l'article précédent: « Reboisements
industriels au Maroc ». Il faut lire: « La recherche forestière au Maroc ».
Page 415, au lieu de « Árgana spinosa », lire « Argania spinosa. ».
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