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MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORÊTS DANS LE VAR 695

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MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORÊTS DANS LE VAR 695
REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
695
MÉTÉOROLOGIE
ET INCENDIES DE FORÊTS
DANS LE VAR
Indice bibliographique: F 43. 11.1
Les incendies de forêts survenus au cours de Tannée 1950 dans
la région du Sud-Est ont attiré particulièrement l'attention des autorités et de l'opinion publique en raison de leur nombre, de l'intensité et de l'importance de certains d'.entre eux. Une sécheresse prolongée durant deux années consécutives a eu de funestes effets:
alors qu'au cours des dix années (1938 à 1948) le nombre moyen
des feux de forêts était de 66, il a atteint 160 en 1949 et 197 en
1950. 23.400 hectares ont brûlé cette dernière année contre 1.500 ha,
moyenne des années 1938 à 1948.
L'objet de cette note n'est pas d'analyser toutes les causes, toutes
les circonstances, tous les faits qui ont provoqué, développé, aggravé
ces feux en 1950, mais, parmi tous les éléments à retenir, nous soulignerons par des exemples nouveaux la relation étroite qui existe
entre la gravité des sinistres forestiers et les conditions météorologiques.
Des analyses parallèles seraient également concluantes dans les autres domaines: état de la forêt, causes humaines accidentelles et causes exceptionnelles des feux, prévention, organisation de la lutte active, organisation administrative et financière, tous problèmes qui interfèrent sans que les solutions
s'opposent et dont le but commun est la constitution et la conservation d'une
richesse nationale: la Forêt.
M. l'Inspecteur Général GATHERON et M. l'Ingénieur en Chef
dans .une remarquable étude, communiquée à l'Académie
d'Agriculture de France dans sa séance du 8 mars 1950, ont analysé les conditions des incendies des Landes en 1949, année particulièrement tragique pour le Sud-Ouest, tant par l'ampleur des
sinistres (132.000 ha incendiés) que par le douloureux bilan de
Cestas (83 morts). Nos observations dans les massifs varois confirment celles qu'ils ont relevées dans leur note pour la région landaise ainsi que nous le montrons ci-après.
LAVOINE
696
REVUE FORESTIERE FRANÇAISE
I. — CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES
AU COURS DES SINISTRES EN I95O1
Ainsi que nous l'avons observé en 1949 (1) et comme le signalent
les autorités précitées pour les sinistres du Sud-Ouest, les grands
incendies se situent dans le mois de juin, jullet, août et septembre et par séries. On en relève 177 pour ces quatre mois (sur 197
dans Tannée) et too groupés par 4 à 13 dans la même journée. Ces
derniers sont réunis dans le tableau I ci-après dans lequel nous faisons figurer les caractéristiques météorologiques principales: température maxima, hygrométricité minima, direction et force du
vent.
Les yy autres incendies de cette période répartis sur les autres
journées présentent un caractère de moindre gravité.
TABLEAU I
Séries d'incendies du I er juin au I er octobre IQ50
Dates
Tempérât. Degré hy- ' ^ - ^ ^ _ ^ ^ _
Nombre
.
grométr.
Vítele τ
Amaxima minimum Direction v u e s s e Incendie
m/s
Superficies
incendiees
ha
Juin
18
23
24-27
26
27,6
30
42
37
34
W N-W
W N-W
W N-W
21
20
6
15
6
21
21
16
19
18
15
4
4
5
18
13833
4
59
5
263
Juillet
6-8
30
32
II
27
27
3i,8
32
41
31
44
32
W N-W
W
W N-W
W N-W
W
29
24
W N-W
38
19
2.400
23
23
24
25
54
25
W N-W
W N-W
o
20
3
6
4
44
45
15
15-16
22-23
26 à 31
139
352
39
760
Août
3-5
Septembre
16
20
22-23
Totaux ,
19
o
100
17.954 ha
(1) Rapport Annuel de l'Inspection départementale des services d'incendie
et de secours. - Toulon. - Février 1950.
MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORETS
697
T A B L E A U II
Rapport
des degrés hygrométriques avec la fréquence des
durant les mois de juin, juillet, août IQ50
Degrés
hygrométriques '
Nombre de
jours
Nombre
d'incendies
incendies
Surfaces incendiées
correspondantes
20 à 30
8
42
5.278 ha
30 à 40
16
32
2.019
40 à 50
16
43
14.976
50 à 60
33
31
318
60 à 70
22
19
524
70 à 80
24
16
40
3
7
4
80 à 100
Nota. — Il convient de remarquer que les éléments météorologiques des
tableaux I et II ci-dessus ont été relevés à la station de la Mitre, située sur
une presqu'île, et qu'ils subissent l'influence du voisinage immédiat de la mer
(à 100 m de la station).
De l'examen des observations météorologiques journalières et des
statistiques des incendies résultent les constatations ci-après:
a) Périodicité dans le temps
C'est à partir du 17 juin que les incendies se déclarent journellement. On en comptera :
—
—
—
—
du 17 au 30 juin . . . . 2J
du 1 au 31 juillet . . 7 4
du 1 au 31 août . . . 52
du 1 au 30 septembre 41
soit en moyenne
—
—
—
2 par jour
2,2
—
^7
—
1,3
—
avec des périodes de recrudescence: 6 le 18 juin, 15 du 6 au 8 juillet, 18 du 26 au 31 juillet, 19 du 3 au 5 août, journées qui se signalent par certaines conditions climatiques particulières.
b) Relation avec la température
C'est à partir du 16 juin que la température maxima journalière
dépassera 25 o ; la dernière sera relevée le 15, septembre. C'est précisément la période critique des incendies pour le nombre et la
gravité. Avant le 15 juin et après le 15 septembre, ils seront en
effet sporadiques dans le temps et d'intensité réduite.
* 698
REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
Les séries succèdent aux journées à températures extrêmes (29o
à 32o) fin juin et fin juillet. En particulier, la température atteignit 32o durant les journées du 26 au 31 juillet au cours desquelles 18 incendies furent combattus.
c) Relation avec Îhygrométricitê
Le climat marin du littoral provençal maintient une hygrométricité moyenne relativement très élevée et supérieure à 80 %.
Cependant, durant les mois d'été, la moyenne s'abaisse à 70 et
durant les journées critiques, le minimum tombe fréquemment au
voisinage de 30.
Tous les grands incendies ont eu lieu lorsque l'humidité de l'atmosphère a été inférieure à 40 %. Les tableaux I et II le montrent
éloquemment: en particulier, on a noté 18 et 19 incendies pour des
périodes où le degré hygrométrique minimum a été respectivement
32 et 24 (26 au 31 juillet et 3 et 5 août 1950).
d) Influence du vent
Aux séries d'incendies correspondent également des périodes de
vents de vitesse élevée.
Le régime des vents durant la saison d'été donne une prépondérance marquée au mistral (de juin à septembre 1950 : Ouest = 70
jours, Est: 36 jours - Calme: 13 jours). Le tableau I montre l'influence des coups de vents à la fois sur le nombre des incendies et
sur l'étendue des sinistres. C'est le coup de vent du 29 au 30 juillet
qui propage brusquement l'incendie de la région de Collobrières vers
Grimaud et celui des 3 et 4 août (33 m/s) qui mettra en danger
les Maures de Cavalière à Ste-Maxime, consommant tous deux la
destruction de 16.000 hectares de forêts.
Par contre, malgré un taux d'humidité très bas (25 % le 22 septembre) facilitant l'éclosion d'incendies, ceux-ci ne se développeront
que faiblement en raison de l'absence dé vent.
Cependant, de graves conséquences résultant de la persistance du
régime mistral: la fausse sécurité que donnent les accalmies habituelles de la nuit fait toujours abandonner trop tôt la surveillance
des lieux incendiés.
Ce qui se traduit par des reprises de feu dans 20 % des cas (Incendies de Beausset, Evenos, Cabasse, Le Thoronet).
e) Effets
cumulatifs
Bien entendu, la réunion dans une même période des éléments
cités ci-dessus favorables aux incendies a occasionné de graves sinistres. Ce fut particulièrement le cas des incendies suivants :
699
MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORÊTS
m/s
Castellet . . . I I Juill. :
..
2 0-23/7 •
Cabasse
St-Raphaël • 23--24/7 :
• 25..28/7 :
Evenos
Maures . . 27/7 au 6/8 :
©
Θ
Θ
©
©
= 28°
== 3 I o
=•32°
=; 33°
=: 3 2°
Superficie
brûlée
H m ^ 4I°/c . V -= 2 2
Hm =: 44
v= == 2190
Hm =: 44
vV =- = 15
Hm ='43
Hm = 32
V - = 33
350
410
475
750
12.000
On peut en tirer comme conséquence que chaque fois qu'au cours
de rété seront réunis les critères suivants (pour la station de la Mitre) :
température supérieure à
2J0
tension hygrométrique minima inférieure . . . . 40
vent Ouest vitesse supérieure à
15 m/s
nombre et importance des incendies prendront un caractère de gravité exceptionnel, dont les responsables des mesures de sauvegarde
de la forêt devront tenir compte sous les rapports suivants : surveillance attentive de la forêt, mise en garde des usagers, alerte des Chefs
de lutte, préparation d'interventions rapides et efficaces, contrôle des
îieux incendiés.
II.—
CONCOURS DONNÉ EN 1950 AU SERVICE DE LUTTE
CONTRE LES INCENDIES DE FORETS
PAR LE SERVICE MÉTÉOROLOGIQUE
Pour la première fois depuis sa création, le Service de Lutte contre
les Incendies de Forêts a demandé le concours de la Météorologie
Nationale au cours de l'année 1950. Grâce à l'amabilité de son Directeur, la Station Météorologique principale de la Mitre a communiqué
chaque jour au service le bulletin météorologique, les prévisions et
les avis de changement de temps au cours des prochaines heures.
Ces renseignements ont été exploités au mieux par le Chef du Service de Lutte en vue de son action et de celle de ses adjoints directs
(Chefs de Secteur). L'état rudimentaire des moyens pouvant être mis
en œuvre, la disparité de ceux-ci, la multiplicité et la diversité des
chefs locaux n'ont pas toujours permis de porter le renseignement à
temps à certains maires intéressés. Cependant, lors de l'incendie des
Maures, où fut .réalisée l'unité de commandement, par des contacts
étroits avec les services météorologiques, le Chef de lutte a avisé les
Maires et les Chefs de feu de l'évolution et de l'aggravation des coups
de vent ; il a pu ainsi procéder à une répartition judicieuse des moyens
matériels limités dont il disposait. Il a pu enfin, après huit jours de
lutte, réduire son dispositif sur des prévisions favorables sans crainte de nouvelles extensions et abréger ainsi la fatigue des sauveteurs.
yÒO
RÈVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
Mais il convient de remarquer que les renseignements généraux
donnés par la Station Météorologique du Var n'ont pas toujours correspondu avec les observations locales. Cela tient au relief tourmenté
de la Provence, à l'influence modératrice de la mer près des régions
côtières, au régime même du mistral. C'est ainsi que dans la période
du 27 juillet au 6 août 1950, les coups de vent étaient signalés de
Toulon comme étant W N W ou W ; or, ils ont pafois oscillé entre
le N W et le Ν au centre des Maures modifiant la marche escomptée
de l'incendie. Ainsi s'accuse la nécessité d'être renseigné à chaque
instant par des observateurs locaux.
Les dispositions voulues ont été prises dans ce but pour la saison
^Sii l i . — C E QUE L'ON DOIT OBTENIR DE LA MÉTÉOROLOGIE
D'une manière générale, la protection contre l'incendie (massifs
forestiers compris) conduit à la mise en œuvre des moyens divers
classés dans les domaines suivants :
— la prévention,
— la prévision,
— l'alerte,
— la lutte,
— la surveillance après l'extinction.
La météorologie a son rôle à jouer dans chacun d'eux.
Prévention:
A comme objet d'organiser la forêt de manière à éviter la naissance d'un feu et à limiter sa propagation lorsqu'il est déclaré.
Les mesures de prévention intéressent :
— le choix des essences forestières (alternance de bandes ignifuges ou moins inflammables que la forêt principale) ;
— la constitution de pare-feux (espaces cultivés, feuillus, chemins) ;
— la propreté des sous-bois (débroussaillement) ;
— les moyens d'accès, non seulement en vue de l'exploitation rationnelle de la forêt, mais surtout afin de favoriser l'arrivée des
sauveteurs et des engins de lutte.
La météorologie n'est pas étrangère à cette partie. Compte tenu de
la composition géologique du sol et du sous-sol, l'habitat favorable
aux diverses essences forestières et aux cultures dépend pour une part
importante du climat de la région, voire du lieu même défini par les
températures extrêmes selon l'altitude, les vents régnants et leurs
caractéristiques, la quantité d'eau recueillie annuellement, l'hygrométricité moyenne, tous facteurs que les services météorologiques peuvent traduire sur des cartes régionales.
MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORÊTS
70I
Les mesures de prévention qui en découlent ressortissent particulièrement aux services des Eaux et Forêts, des Ponts et Chaussées
(routes nationales à proximité des bois), de la S.N.C.F. (voies
ferrées traversant les forêts).
Prévision:
Les mesures de prévision sont de deux ordres :
— dispositions administratives destinées à éviter les mises de
feu et la propagation de l'incendie;
— mise à pied d'oeuvre des moyens de lutte en personnel et en
matériel et préparation de l'action.
Pour les premières, la météorologie, par les renseignements
qu'elle donne, permet aux Maires et aux -autorités, aux moments
déclarés critiques, d'intensifier la surveillance, de multiplier les avis
de prudence et les interdictions aux campeurs et aux usagers de la
forêt, aux touristes et aux entreprises de transports.
Les facteurs météorologiques serviront également lors de l'étaboration du plan de répartition des moyens de lutte.
Alerte:
La rapidité d'intervention étant l'élément principal du succès, il
importe que les postes de guet assurent une surveillance continue
et efficace des forêts et préviennent les autorités dans les moindres
délais, de toute fumée suspecte.
Bien entendu, c'est lorsque les critères météorologiques définis
plus haut se manifesteront que la surveillance devra être particulièrement attentive.
Mais aussi, disposés en divers points du territoire et dominant
chacun un massif forestier important, ces postes de guet devront
être en mesure de renseigner le commandement sur les conditions
météorologiques locales du moment; celles-ci peuvent avoir une
grande influence sur les premières décisions du Chef.
Lutte:
Au cours de la lutte, de toute évidence, l'évolution du temps joue
un rôle primordial: ce sont surtout les renseignements concernant
direction et force' du vent sur le lieu de l'incendie qui présenteront
une grande importance pour la répartition des moyens de lutte,
la préparation des relèves et l'envoi de renforts. Le Chef de lutte
tiendra à jour, d'heure en heure, sa carte des vents aux postes de
guet, tout en recevant du poste central météorologique de la Mitre
les prévisions sur l'évolution du temps.
702
REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
Surveillance:
Les mêmes éléments seront à suivre par les postes de guet pour
les transmettre aux commandants du feu, afin que soient maintenus en place les équipes de surveillance tant que la brise sera de
nature à faciliter les reprises de feu.
IV. — BESOINS A SATISFAIRE
La Station météorologique de la Mitre est en mesure de fournir tous les éléments généraux utiles au Service de Lutte contre
les feux de forêts.
Cependant, si l'évolution générale des éléments constitue un renseignement utile, les éléments locaux auront souvent une importance prépondérante. Entre le régime de temps constaté à Toulon,
celui du Haut Var, celui des Maures et celui de l'Estérel, des différences très importantes peuvent apparaître au même moment. On
a vu au cours de l'incendie des Maures le mistral régner à l'Ouest
de Collobrières et le régime brises de mer et de terre s'établir à
Saint-Maxime. Le massif de l'Estérel est peu sujet au mistral,
mais subit la tramontane ou les alternances dues au voisinage de
la mer.
Thermométrie et hygrométrie ne sont pas les mêmes dans les
- régions littorales et dans l'intérieur des Maures et de l'Estérel,
clans l'Ouest Varois et dans le Nord-Est Varois aux climats différents, et enfin selon l'altitude, des vallées encaissées aux hauteurs
boisées.
Pour compléter localement les renseignements émanant du Service Central météorologique, nous avons prévu l'entrée en fonction
au mois de mai prochain des postes de guet suivants :
— Gros Bessiîîon (Massif NW Varois) - Altitude 814 m.
— N.-D. des Anges (Massif Maures Ouest) - Altitude 770 m.
— Grand Courrant (Massif Maures Est) - Altitude 385 m.
— Mont Vinaigre (Estérel) - Altitude 618 m.
qui seront munis d'appareils donnant la direction et la force du
vent et l'un d'eux d'une station météorologique complète (N.-D.
des Anges).
Mais il serait utile que les renseignements obtenus de ces points
hauts soient complétés par des données précises de certains éléments intéressant les points bas plus influençables du point de vue
thermométrie et hygrométrie (fonds de vallées à Collobrières, plateaux éloignés de la mer vers Cabasse, Brignoles, région de Ba-,
gnols).
Enfin, certaines causes de mise à feu, certaines inflammations
subites, sans liaison apparente avec la vitesse du vent peuvent permettre de penser que divers changements d'états biologiques, chi-
MÉTÉOROLOGIE ET INCENDIES DE FORETS ~
703
mîques et physiques des végétaux sont susceptibles d'intervenir
(evaporation d'es$ences volatiles de certaines espèces: pins, cystes,
arbustes résineux — dégagements actifs et subits de produits combustibles, etc.). Des inflammations peuvent résulter non seulement
d'une hausse de température et d'une baisse de tension hygrométrique, mais aussi des mouvements de convection d'un air surchauffé
par les rayons solaires directs et par les émanations calorifiques du
sol, mouvements provoquant et mettant en jeu des charges électriques chez certains végétaux partiellement desséchés.
Une mesure de ces charges électriques et de la conductibilité de
l'atmosphère serait utile chaque fois que se trouvent réunis les
critères d'alerte déterminés dans la première partie.
MM. GATHERON et LAVOINE ont retenu comme sources d'incendie dans les Landes les effets de distillation accélérée des gemmes
et aiguilles de pins sous les actions météorologiques extrêmes de
l'été et des études de laboratoire ont été entreprises à cet effet à
Bordeaux. Les mêmes recherches seraient utiles à faire pour les
divers arbustes qui tapissent les landes, les garrigues et les sousbois provençaux et qui se sont révélés comme éminemment dangereux.
Nous proposons de demander aux laboratoires régionaux de procéder à ces deux ordres d'observations.
Toulon, le 15 mars 1951.
RENON.
Inspecteur départemental
des Services d'Incendie du Var.
Chef du Service de Lutte
contre les. Incendies de Forêts'.
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