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LES LIVRES 509 FRANCE Espaces verts et Forêts de promenades

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LES LIVRES 509 FRANCE Espaces verts et Forêts de promenades
REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
509
LES LIVRES
FRANCE
CHASSERAUD (Jean). — Espaces verts et Forêts de promenades
de la Région parisienne. Presses de l'Imprimerie Municipale,
Paris, 121 pages.
Cet ouvrage est à la fois attrayant et plein d'intérêt.
L'A. fait d'abord l'historique des espaces verts de la ville de Paris, en montre les bienfaits et en donne l'inventaire.
Puis il nous conduit dans la ceinture et particulièrement dans les forêts
de promenade de Boulogne et de Vincennes.
Le maintien et l'amélioration de ces inassifs posent une foule de prolbèmes
que l'A. nous expose : pollution atmosphérique sur les végétaux, sols, choix
des essences, création de jardins par emploi d'engins mécaniques modernes.
Le texte lui-même et les annexes renferment les résultats des études les
plus récentes sur l'action des poussières, des fumées, des gaz, sur le coût des
travaux.
Si le prix d'entretien des jardins n'est pas à l'échelle des forestiers (2500000
francs par ha et par an), ils trouveront néanmoins des renseignemenits de
grande valeur pour répondre aux questions qui leur sont fréquemment posées
par les municipalités qui veulent entretenir, maintenir et améliorer leurs espaces verts.
R, V.
(Clément). — Atlas d'anatomie des Bois de conifères. Ouvrage publié avec le concours du Centre Technique
du Bois et du Fonds forestier national. Un volume de texte
et dessins, un volume de photographies. Centre Technique
du Bois, 1955.
JACQUIOT
En 1855, Auguste MATHIEU, professeur à l'Ecole Forestière écrivait (1) :
« Les bois offrent dans leur structure anatomique des caractères certains pour
en déterminer les genres et les espèces ». Peu après, en 1858 (2), il proclamait que « les propriétés des bois dépendent de deux circonstances principales,
la composition et la structure ».,
Ainsi r il y a un siècle, ce forestier naturaliste de classe, qui, il importe de
le noter, ayant été élève des Arts et Métiers de Châlons avant d'entrer« à
l'Ecole forestière, s'intéressait au bois en tant que matériau, énonçait avec
netteté les faits fondamentaux de la science du bois, la xylologie.
Plus de trois quarts de siècle se sont écoulés sans que les principes posés
par A,. MATHIEU soient pris en'considération. Les botanistes ont, de manière
générale, négligé l'étude anatomique des bois et ne se sont pas inquiétés d'y
'
(1) Auguste MATHIEU. Descriptions des bois des essences forestières
plus importantes. Nancy, 1855.
(2) Auguste MATHIEU, Flore forestière, i r e édit, 1858.
les
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REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE
rechercher des caractères utiles pour la distinction des espèces ou groupes
d'espèces. Parmi les utilisateurs du bois, la notion de la nécessité de l'identification précise d'une essence était méconnue. Le terme de « sapin » s'appliquait aussi bien au bois de sapin qu'à celui de l'Epicéa ou du Pin sylvestre,
voire du Pin maritime. Quand les bois tropicaux ont été mis survie marché,
on a vu apparaître une nomenclature fantaisiste, source dei perpétuelles confusions.
La situation a changé. Du point de vue théorique, l'anatomie des bois est devenue l'objet de recherches suivies. Il existe une Association internationale
des anatomistes du bois et, d'autre part, les systématiciens s'inquiètent de rechercher dans la situation du bois des indices d'affinité entre espèces et groupes d'espèces. L'étude méthodique du plan ligneux des bois fossiles apporte
d'utiles données sur la végétation forestière des périodes géologiques révoJues. Dans le domaine commercial et industriel, depuis la mise en application en
1941, des normes relatives au bois, établies par l'Association française de normalisation (AFNOR), les notions de constance du plan ligneux et de relation
entre le plan ligneux et les propriétés spécifiques se sont répandues et il est
admis que « un bois doit être désigné par le nom de l'arbre qui le produit ».
L'identification du bois par l'étude de la structure est devenue chose courante
et a trouvé surtout des applications pour les bois tropicaux dont la diversité est
grande.
C'est une étape de cette évolution qui marque la récente parution de l'Atlas
d'anatomie du bois des Conifères et il est significatif que cette publication soit
faite avec le concours de deux institutions représentatives de la production et
de l'utilisation dés bois, le Fonds forestier national et le Centre technique du
bois. Après un exposé appuyé de dessins, des caractères anatomiques du bois
de Conifères et des clés dichotomiques, permettant la détermination des genres, et, pour les Pins, des espèces, vient la description du bois des essences résineuses indigènes et des principales essences exotiques qui sont souvent cultivées ou dont le bois est importé. Chaque description est accompagnée d'excellents dessins faisant ressortir, à des grossissements divers, les caractères distinctifs du bois étudié. On dispose ainsi d'éléments précis permettant une facile identification du bois. Un atlas de bonnes photographies, où figurent des
coupes transversales, radiales et tangentielles pour chaque essence, complète la
documentation.
D'une réelle valeur scientifique et d'une belle présentation, cet ouvrage
offre un double intérêt théorique et pratique. Livre de référence pour les botanistes c'est une source d'indications pratiques pour ceux qu'intéresse l'utilisation du bois. C'est l'aboutissement de patientes études de M. JACQUIOT et
du minutieux travail de ses collaboratrices, auxquelles est échue la tâche
d'exécuter les excellents dessins et les bonnes photographies de l'Atlas. On
ne peut que souhaiter que, sans trop tarder, un ouvrage semblable soit consacré au bois des essences feuillues.
Ph. G.
ALLEMAGNE
LiTSCHAUER (Risa von). — Vocabularium polyglottum vitae
silvarum. Institut Fédéral de Recherches Forestières, Reinbeck près Hambourg. Librairie Paul Parey, Spitalerstrasse
12, Hambourg I, 1955, 128 pages.
Ce dictionnaire technique forestier comporte la traduction des termes scientifiques en 6 langues : latin, allemand, anglais, français, espagnol, russe. L'ouvrage comporte deux parties:
LES LIVRES
5II
— Dans la première, sont successivement énumérés 990 termes, classés par
ordre alphabétique en langue latine. Chacun d'eux porte un numéro et, en
face de la désignation latine, est indiquée la traduction dans chacune des cinq
autres langues.
— La deuxième partie est divisée en 5 index : allemand, anglais, français,
espagnol, russe. Chacun de ces index reprend les termes classés par ordre
alphabétique dans la langue considérée — un numéro d'ordre permet de se
référer à la première partie et de préciser, en partant de son expression dans
l'une quelconque des langues, la traduction du terme considéré dans chacune
des langues envisagées dans ce vocabulaire.
Ainsi, sous une forme simple, ce vocabulaire permet d'obtenir facilement la
correspondance, clans les cinq langues considérées, des termes les plus usuels
dans le domaine de la forêt, la pêche, la chasse.
A. O.
SCHIMITSCHEK.— Die Bestimmung von Insekten Schäden im
Walde (La détermination des dégâts d'insectes en forêt).
Paul Parey, Berlin et Hambour, 196 pages, 290 photographies et dessins au trait, relié toile, 19,80 DM.
L'A. a utilisé ici, pour orienter facilement le lecteur vers la solution, une
répartition dichotomique des caractères de détermination.
Le lecteur trouve ainsi groupés en un certain nombre de chapitres, les ennemis : 1. des pépinières; 2. des reboisements; 3. des peuplements résineux;
4. des reboisements feuillus ; 6. des salicacées ; 7. des bois secs ou mis en
œuvre.
Enfin, un dernier chapitre, très bref, donne les caractères très généraux
des grands groupes de larves.
L'abondante illustration permet déjà, à première vue, même pour le non
spécialiste, la reconnaissance immédiate d'un certain nombre d'espèces dont
les périodes d'activités sont très brièvement précisées.
Cet ouvrage, pour tous ceux qui peuvent lire l'allemand, constitue un excellent manuel d'identification. Il faut seulement regretter que le nombre de
dessins et photographies n'ait pu être, probablement pour des raisons économiques, encore plus grand.
R. J.
GRANDE-BRETAGNE
J.W.L.B.A. Forestry Commission. , — Experiments in tree planting on peat (Expériences sur les plantations forestières dans la tourbe). Forestry Commission. Bulletin nΌ 22. London, H.M.S. Stationery Office, 1954, IIO pa­
ges, prix 10 sh.
ZEHETMAYR
Les forestiers du Royaume-Uni ont toujours porté une grande attention
au problème de l'introduction des essences forestières dans les sols tourbeux
dont la seule utilisation possible semble être la forêt et qui forment une proportion importante des terrains vacants, particulièrement en Ecosse et dans
le Pays de Galles.
Au début de cet important mémoire, l'A. rappelle les caractéristiques des sols
tourbeux en cause, purement organiques, très acides et qui ne sont typiques
que dans les régions très arrosées et sur roches-mères anciennes (les plus
récentes appartiennent au Carbonifère). Leur végétation est essentiellement
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formée d'Ericacées (Calluna vulgaris, Erica tetralix),de.
Cyperacées (Eriophorum sj. pl. et Scirpus caespitosus), de Graminées (Molinia
coeruled) et
de mousses, en particulier Sphagnum sp. La proportion de ces diverses espèces
varie et permet de distinguer diverses catégories de tourbes « fibreuses, pseudo-fibreuses et amorphes ».
Il indique ensuite les tentatives de reboisement de ces sols qui ont précédé
la création de la Forestry Commission (1919) et qui remontent au XVIIIe
siècle. La plupart se soldèrent par des échecs : « les anciens reboiseurs ne
semblant pas avoir apprécié la nécessité d'une technique différente de celle qui
donnait de bons résultats sur sols minéraux » et d'ailleurs ne disposant pas
de la gamme d'essences qui sont actuellement utilisées avec succès.
L'A. étudie ensuite en donnant de nombreux exemples détaillés, l'évolution
des méthodes qui ont conduit à la mise au point de la technique actuelle « turf
planting » (plantation sur butte) et drainage. Elle semble d'ailleurs avoir été
ébauchée pour la première fois en Ecosse au début du XIXe siècle et après
avoir été oubliée pendant de longues années, après avoir été reprise dans les
Ardennes belges.
Nous la résumons ci-après telle qu'elle résulte des multiples expériences
mises en œuvre surtout en Ecosse (rappelons qu'elle a été exposée par LEFEBVRE, RABOUILLE et VALETTE dans la Revue Forestière Française de juilletaoût 1952, p. 475 et suivantes) : .
a) Drainage par des fossés plus ou moins profonds et nombreux suivant
la profondeur de l'horizon imperméable.
b) Utilisation pour former une butte plus ou moins haute de la couche superficielle gazonnée rejetée à l'occasion de l'ouverture desi fossés ou découpée
spécialement: elle est retournée afin que la végétation qui la forme soit en
contact avec la végétation en place et entraîne sa pourriture.
On obtient ainsi une réduction de la concurrence vitale en même temps qu'on
augmente la couche de sol où peuvent s'installer les racines au-dessus du plan
d'eau.
Les plants sont, en effet, plantés sur la, butte quelques mois après sa constitution, leurs racines se développant dans la zone de contact de cette bute avec
le sol en place.
c) Emploi d'engrais : toutes ces expériences ont montré que l'acide phosphorique appliqué sous forme de Scories ou de Phosphate minéral naturel était
indispensable sur les tourbes les plus médiocres (à Scirpus) et utile dans les
autres types.
d) Les espèces employées sont le Pin sylvestre (d'Ecosse) pour les stations
les plus sèches ou tout au moins les mieux drainées, les Pins de montagne
(P. mugho, P. uncinata) sur les bordures les plus exposées au vent, Pinus
contorta (inclus Pinus murrayana) seulement employé sur tourbe depuis 1928 y
donne des résultats remarquables mais toutes ses races n'ont pas une valeur
équivalente (races côtières de forme médiocre à réserver pour les stations
les plus exposées, ailleurs races de l'intérieur à port élancé) ; Larix leptolepis
(et eurolepis) très sensible aux conditions de plantation et à l'action du phosphate; Picea sitchénsis réussit remarquablement, il est très supérieur à P .
excelsa. D'autres espèces que l'A. étudie en détail font l'objet d'expérimentations trop récentes pour être concluantes.
Ces reboisements dont de nombreuses photographies montrent la réussite
remarquable ont été grandement facilités par l'utilisation d'engins mécaniques :
trarteurs à très larges chenilles et charrues spéciales Solotrac et Cuthbertson,
que nous avons décrites ici (Rev. for. fr., déc. 1949, p. 441).
En rendant un hommage mérité aux forestiers d'Outre-Manche qui ont
• réalisé avec méthode et plein succès cette œuvre difficile et à l'Auteur du bulletin qui a su la présenter clairement et objectivement, nous devons rappeler
que l'humidité du climat (Pluviosité très régulière ,1,70 à 2 m annuellement -
LES LiVRES
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Indice d'aridité moyen: n o ne descendant pas au-dessous de 50 mensuellement) conditionne la réussite du « turf planting ».
Une sécheresse d'été fortuite (l'A. en cite un exemple) comme nous en
connaissons couramment même dans nos régions les plus arrosées compromettrait la reprise des plants dont les racines sont installées très superficiellement.
1. P.
SUISSE
(Hermann). — Das Holz (Le bois). Saüerlander et
C°, Harau (Suisse), 1954, 472 pages.
KNUCHEL
L'Economie forestière réalise la synthèse des données fournies par les sciences forestières ; c'est bien ainsi que l'a comprise H . KNUCHEL qui nous donne
en 450 pages un condensé de la riche moisson de documents amassés en. plus
de 30 années d'enseignement à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zurich.
Dans une première partie consacrée à l'étude du bois, l'Α. reprend les no­
tions d'anatomie et de structure avant d'exposer les propriétés physiques et
mécaniques, puis les défauts et vices du bois.
La deuxième partie traite de l'utilisation et de la transformation de la
matière ligneuse. L'emploi du bois comme matériau de construction est sans
doute le plus ancien, le moins évolué et celui pour lequel de; nombreuses améliorations sont possibles. Les matériaux concurrents sont nombreux et soutenus par une propagande à laquelle les techniciens du bois répondent, d'une
manière trop timide. Si le rappel des utilisations traditionnelles pour la construction des chalets est heureux, la place réservée aux techniques récentes,
comme les charpentes lamellaires et les pannes semi-lentilles, paraît trop réduite. Les travaux de F. CRESTIN datent cependant de 1930; ils ont reçu des
applications dans quelques-uns des bâtiments de l'Ecole et ont fait l'objet de
plusieurs publications. On peut regretter qu'il n'en soit pas fait mention dans
la bibliographie.
Les chapitres consacrés aux emplois chimiques, ainsi qu'à l'amélioration des
propriétés naturelles du bois, fournissent une bonne documentation.
Saluons enfin l'innovation que représente la troisième partie de l'ouvrage.
Sous forme de Lexique, l'A. énumère les principales essences forestières
utilisées. Adoptant la répartition géographique de DENGLER, il décrit l'aire
naturelle et l'extension des essences les plus utilisées, avec leurs caractéristiques botaniques, écologiques et technologiques. De nombreuses photographies
ont été sélectionnées pour illustrer cette belle documentation, qui rendra de
grands services. Nous sommes heureux de la signaler à nos lecteurs.
P.
SILVY-LELIGOIS.
Pour visiter la Principale exposition agricole
de Grande-Bretagne
qui se tiendra du 5 au 8 juillet à Wollaton Park, Nottingham,
adressez-vous à l'Office Britannique du Tourisme
6, place Vendôme, Paris ( i e r ) .
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