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LEXIQUE
LEXIQUE
Ce lexique a été conçu dans le cadre du numéro spécial 1993 « Informatique et Foresterie » de
la Revue forestière française et son objectif premier est d'aider à la compréhension des articles
correspondants dont le vocabulaire technique a servi de base à la liste des mots cités . II
s'adresse principalement aux personnes qui ont peu l'habitude de manier la terminologie propre
à l'informatique et qui ne maîtrisent qu'une fraction infime du vocabulaire . Pour eux, la solution
traditionnelle d'un glossaire proposant des explications en regard de chaque mot ne convenait
pas . En effet, ou bien des définitions suffisamment détaillées auraient renvoyé à d'autres mots
techniques et nécessité une consultation fastidieuse en chaîne, ou bien les explications seraient
restées trop générales pour être vraiment intelligibles.
Nous avons donc opté pour une présentation sous la forme d'un index simple renvoyant à
quelques notices numérotées en chiffres romains . Ces dernières situent des groupes de mots
dans leur contexte d'une part, les uns par rapport aux autres d'autre part, et éludent ainsi les
problèmes posés par des définitions formelles . Dans chacune d'entre elles, les mots susceptibles d'être recherchés figurent en gras et se retrouvent ainsi facilement . Ces notices sont les
suivantes :
(I)
MATÉRIELS INFORMATIQUES
(II)
SYSTÈMES INFORMATIQUES
(III)
RÉSEAUX INFORMATIQUES
(IV)
LOGICIELS
(V)
PROGICIELS
(VI)
INFORMATION GÉOGRAPHIQUE
(VII)
MODÈLES
Ce choix mène ainsi à un texte qui peut très bien se lire pour lui-même, comme un article
constitué de la succession des diverses notices qu'il suffit alors de parcourir dans l'ordre . Enfin,
la forme adoptée a conduit à élargir quelque peu le champ sémantique proposé, si bien que
l'utilisation de ce lexique peut sans doute dépasser le cadre de ce seul numéro spécial
Informatique et Foresterie » .
J .-L .
243
Rev. For. Fr. XLV - n° sp. 1993
P.
INDEX
digitalisation, digitaliseur
discrétiser, discret
disque, disque dur
disque CD-ROM
disquette
données
DOS (système d'exploitation) édition
en ligne
encodage
encodeurs
enfichable
environnement
équation aux dérivées partielles
espace mémoire
EXCEL
expert (système)
factuelle (base)
feuille de calculs
fréquence d'horloge
fichier
fonctionnelle
format
format vectoriel, matriciel, ou raster
formatage, formater
FORTRAN (langage)
géocodé, géo-codé, géo-référencé
gestionnaire de bases de données
giga-octet (Go)
Go
GPAO
gros ordinateur, gros système
hétérogène (réseau)
IBM, IBM PC
identifiant
importation
imprimante
indexation
informatique
INGRES
instruction
intelligence artificielle
interactif
interface (utilisateur) interrogation
interopérabilité
kilo-octet (ko)
LANDSAT (-TM, -MSS)
langage de programmation
ACCESS (SGBD)
V
V
acquisition
IV
algorithme
alphanumérique
appareils de saisie
II
APPLE, APPLE MACINTOSH
II
application
IV
II, III
architecture
III
architecture client/serveur ARC-INFO, ARCINFO, ARC/INFO
VI
attribut
V
bande magnétique
V
banque de données
base bibliographique
V
base de connaissances
V
base de données
V
V
base documentaire
V
base factuelle
IV
BASIC
III
baud
bit
V
bureautique
bus
IV
C (langage)
capacité (mémoire, de stockage) carte de communication
III
cartes numériques
VI
VI
cartographie assistée par ordinateur VI
cartographie informatique
cartouche magnétique
I
CD-ROM (disque)
VII
chaîne de Markov
classification d'une image
VI
clavier
I
I, II
commandes
II
compatible (IBM-PC), compatibilité IV
compiler, compilation IV
compression configuration
II
III
conversationnel
IV
convivialité
coprocesseur
correction géométrique, radiométrique — VI
couches d'information (géographique)
VI
courrier électronique
III
DBASE (SGBD)
V
IV
décompression
VII
déterministe
diachronique
VII
244
VII
I
I
I
IV
V
III
V
II
II
IV
VII
I
V
V
V
V
IV
VII
I, VI
VI
I
IV
VI
V
I
I
V
II
III
II
V
V
V
VII
V
I
V
III
IV
V
III
VI
IV
langage de simulation
Vil
langage d'interrogation
V
IV
langage informatique
langage-machine
IV
langage procédural
IV
lecteur optique
lien
V
ligne (en)
111
logiciel
IV, V
logiciel de communication
111
V
LOTUS (tableur)
MAC, MACINTOSH
Il, IV
machine
II
macro-fonction, macro-instruction,
macro
IV
VI
maquette 3D
Markov (chaîne de)
VII
masque de traitement
VI
méga-octet (Mo)
I
mémoire
I
mémoire centrale, auxiliaire, morte,
vive
I
menu, menu déroulant
IV
MERISE (méthode)
IV
messagerie
III
méthode d'analyse, méthode MERISE — IV
microprocesseur
I
micro-informatique
II
micro-ordinateur
II
mini-ordinateur
II
mise à jour
V
MNT
VI
Mo
I
mode vecteur
VI
modèle
VII
VI
modèle numérique de terrain modélisation
VII
modem
I, III
moniteur
I
monoposte
II
moteur de croissance
VII
moyen système
II
MS-DOS (système d'exploitation)
IV
multiposte
II
MVS (système d'exploitation) IV
numérisation
octet
OMNIS 7 (SGBD)
V
optimisation de débit
VII
ORACLE (SGBD)
V
II
ordinateur
ordinateur de bureau, p ersonnel
II
organe périphérique
1
OS/2 (système d'exploitation) IV
outils d'aide à la décision
VII
PAO
V
PARADOX (SGBD)
V
PASCAL (langage) IV
PC
II
périphérique
I
IV
PICK (système d'exploitation)
VI
pixel
portabilité
II
portable
II, IV
portatif
II
procédural (langage)
IV
I
processeur
progiciel
V
programmation
IV
programmation/programme linéaire
VII
VII
programmation mathématique
IV
programme
programme-objet, programme-source — IV
puissance
1
QNAP (langage de simulation)
VII
4 e DIMENSION, 4D (SGBD)
V
V
QUATTRO PRO
VI
radiométrie
régression
VII
relationnel (SGBD)
V
répertoire
IV
V
requête
réseau, réseau d'ordinateurs III
réseau global, local, d'entreprise
III
réseau à haut débit, hétérogène III
réseau téléphonique commuté III
réseau TRANSPAC
III
résolution spatiale
VI
ressources
Ill, IV
restitution
V
IV
routine
saisie
V
SAS (logiciel statistique)
V
sauvegarde (dispositif de)
I
scannérisation, scanneur, scanner
I
VII
scénario
scène
VI
serveur
II, III
serveur UNIX
II
SGBD, SGBD-R
V
SIG
V, VI
SIMAN (langage de simulation)
VII
simulation
VII
simulation de terminal
II
245
Rev . For. Fr. XLV - n° sp. 1993
simulation numérique
SLAM (langage de simulation)
souris
sous-programme
SPOT
SQL
station (de travail)
stochastique
SUN (station de travail)
super PC
synchronique
système de gestion de base de
données
système d'exploitation
système d'information géographique
système expert
système informatique
systèmes orientés objet
table
table à digitaliser
table traçante, table à tracer
tableur, tableur graphique
VII
VII
1
IV
VI
V
II
VII
11
II
VI
téléchargement, télédéchargement
télédétection
télémaintenance
télématique
terminal
topologie, topologique
traceur (à plumes, électrostatique)
traitement
traitement de texte
traitement d'images
traiter (des données)
transfert
TRANSPAC
unité centrale
UNIX (système d'exploitation)
utilitaire
validation
version
vidéographie, vidéotex
WINDOWS WORD (traitement de texte)
WORD PERFECT (traitement de texte)
V
IV
V, VI
V
II
V
I, V
1
I
V
246
III
VI
III
III
II
III, VI
I
VII
V
VI
II
V
III
1
II, IV
IV
VII
IV
III
IV
V
V
1 - MATÉRIEL INFORMATIQUE
On rassemble sous le vocable « matériel » l'ensemble des équipements physiques mis en ceuvre
en informatique . Le matériel comprend essentiellement des unités centrales qui effectuent les
traitements informatiques, et des organes périphériques, ou plus simplement périphériques, qui
assurent l'échange des informations avec le monde extérieur et se répartissent en périphériques
de communication et périphériques de stockage.
Chaque unité centrale utilise une mémoire centrale et un processeur . Miniaturisé, ce dernier est
alors appelé microprocesseur . II est parfois assisté d'un coprocesseur pour accélérer les calculs.
À l'aide de commandes adéquates, l'utilisateur charge en mémoire centrale des instructions et
données . Les instructions correspondant à la réalisation d'opérations arithmétiques ou logiques.
Les données sont des faits, des notions ou des valeurs auxquelles se réfèrent les instructions.
Instructions et données sont alors lues par le processeur . Ce dernier exécute les instructions
une à une . La mémoire centrale comprend une mémoire morte contenant les instructions du
constructeur, que l'on peut seulement lire, et une mémoire vive où l'on peut aussi écrire . Une
mémoire se décrit par un ensemble de cases, chacune repérée par une adresse . La capacité de
chaque case se mesure en bits, un bit étant le plus petit élément d'information possible (0 ou 1,
alternative dont une matérialisation physique peut être tension nulle ou non nulle) . Elle est
souvent égale à 8, 16, 32 ou 64 bits, soit encore 1, 2, 4, ou 8 octets, un octet regroupant 8 bits.
La taille ou capacité de la mémoire, ou espace mémoire, se mesure finalement en milliers
d'octets ou kilo-octets (ko), millions d'octets ou méga-octets (Mo), voire milliards d'octets ou
giga-octets (Go) . La liaison entre la mémoire et le processeur se fait au moyen de bus,
ensembles de fils électriques établissant des connexions . La puissance du processeur, mesurée
en milliers d'instructions par seconde (MIPS), dépend de sa conception (toutes choses égales
par ailleurs, un microprocesseur INTEL 80486 est plus puissant qu'un 80386, lui-même supérieur
au 80286 . . .), et de sa fréquence d'horloge exprimée en mégahertz (Mhz), qui conditionne
directement la rapidité d'exécution.
Un premier type de périphériques de communication permet de prendre connaissance des
résultats du traitement (« de les sortir ») : l'écran, appelé parfois aussi moniteur, permet en
particulier à l'utilisateur d'être informé de ce qu'exécute l'unité centrale ; l'imprimante, qu'elle
soit matricielle, thermique, à laser ou à jet d'encre, est utilisée pour imprimer des textes et des
figures ; la table traçante, ou encore traceur, à plumes ou électrostatique, est utilisée pour
réaliser des plans ou cartes . Un deuxième type de périphériques de communication permet
d'introduire des données et programmes (,< de les entrer ») : le clavier saisit des caractères
alphanumériques (nombres, lettres, symboles) et déclenche des fonctions précises à partir de
touches particulières ; la souris déplace un curseur sur l'écran et permet donc de pointer un
endroit choisi ; le scanneur ou scanner enregistre, sous une forme numérique manipulable par la
machine, des images par balayage (c'est la scannérisation) ; le lecteur optique fonctionne suivant
le même principe et est capable de reconnaître des caractères et de lire par exemple des codes
barres ; la table à digitaliser ou digitaliseur enregistre les coordonnées (abscisse et ordonnée) de
points d'un document cartographique (c'est la digitalisation ou numérisation) . Certains périphériques de communication peuvent fonctionner tant en entrée qu'en sortie : le modem permet ainsi
de faire transiter, par télécommunication, des informations entre deux unités distantes l'une de
l'autre (voir III).
Les périphériques de stockage de données ou de programmes sont des lecteurs ou enregistreurs de mémoires auxiliaires . L'une de leurs caractéristiques est la vitesse d'accès à l'information . On trouve les bandes magnétiques, cartouches, disquettes, et les disques durs dont au
moins un exemplaire est souvent intégré à la machine (disque dur interne) . Certains autres
contiennent une grande quantité d'informations destinées essentiellement à être lues, comme les
disques CD-ROM (pour Compact Disk-Read Only Memory, disque compact à mémoire unique247
Rev. For. Fr. XLV - n° sp. 1993
ment lisible) . Des dispositifs de sauvegarde permettent de dupliquer et conserver l'information,
pour prévenir une perte éventuelle . Préalablement à leur première utilisation, les périphériques
de stockage ont besoin d'être formatés, mis au format . Ce formatage consiste à positionner, sur
le support, des repères qui permettent à la machine de localiser et retrouver l'information.
II - SYSTÈMES INFORMATIQUES
Un système informatique est la machine qui permet à ses utilisateurs de traiter des données à
l'aide de commandes engendrant des instructions, et d'en obtenir les résultats . Sa configuration
indique quels types de matériels il comprend . Un système informatique est composé d'unités
centrales (au moins une), de périphériques (au moins un clavier en entrée, un écran en sortie) et
de divers logiciels (voir IV) . Les systèmes évolués admettent plusieurs utilisateurs . Ils passent
alors de l'architecture monoposte à une architecture multiposte . Chaque poste correspond à un
terminal permettant de fonctionner à distance sur un ordinateur à partir d'au moins un périphérique d'entrée (clavier, souris) et d'un périphérique de sortie (écran) . Trois grands types de
configuration peuvent être distingués, même si les limites tendent à s'estomper entre eux :
micro-ordinateurs, moyens systèmes et gros systèmes.
Le micro-ordinateur, ou « micro », ordinateur de bureau, ou encore ordinateur personnel, est une
machine d'un encombrement très réduit, qui peut fonctionner aussi bien individuellement qu'en
réseau (voir III) . II définit la micro-informatique . Sa puissance a considérablement augmenté au
cours des dernières années . II appartient en général à l'un des deux « mondes » suivants : celui
des compatibles IBM-PC ou « PC » (de l'anglais « personal computer » — ordinateur personnel),
qui répondent à la norme élaborée par la firme IBM (International Business Machines), et celui
des MACINTOSH ou « MAC » de la firme APPLE. Dans certains cas, un micro-ordinateur peut être
utilisé en tant que terminal, en simulation de terminal . Il existe couramment des types portatifs,
conçus pour être transportés (on les dit aussi parfois portables) . Lorsqu'ils sont dédiés à la
saisie de données sur le terrain, on les appelle appareils de saisie ou encodeurs . Certains sont
enfichables sur un support de bureau qui permet de les connecter, après une phase de terrain, à
d'autres matériels via un réseau (voir III).
Le moyen système se caractérise par un encombrement très faible vis-à-vis des gros systèmes,
et par une puissance de traitement nettement supérieure à celle des micro-ordinateurs . II
fonctionne généralement dans des configurations multipostes pour un nombre d'utilisateurs
simultanément connectés qui peut atteindre plusieurs dizaines . Placé en position intermédiaire, il
est de plusieurs types : super PC, station de travail (de marque SUN, SILICONGRAPHICS,
DEC, . . .), serveur UNIX, mini-ordinateur. Les trois premiers types utilisent en général le système
d'exploitation UNIX (voir IV) qui tend à devenir la référence du marché . Les mini-ordinateurs
gardent quant à eux l'architecture interne propre à leur constructeur, qui rend difficile la
portabilité des applications vers d'autres systèmes.
Le gros système, ou grand système, ou gros ordinateur, est composé d'un ordinateur très
puissant, lui-même entouré d'autres ordinateurs (souvent des mini-ordinateurs) qui viennent le
décharger de toutes ses activités délocalisables, notamment celles d'entrée et sortie, pour le
laisser se consacrer aux opérations arithmétiques et logiques . II peut ainsi gérer plusieurs
centaines de terminaux .
248
111 - RÉSEAUX INFORMATIQUES
L'extension du parc d'ordinateurs, et principalement de micro-ordinateurs, a engendré fort
logiquement une structuration des matériels et logiciels en réseaux . Un réseau d'ordinateurs
permet ainsi de partager certaines ressources entre plusieurs ordinateurs : des données, des
périphériques (imprimantes, mémoires auxiliaires, dispositifs de sauvegarde), des logiciels__
Se sont ainsi développés des réseaux locaux, implantés en un site précis, qui raccordent
généralement des micro-ordinateurs entre eux, ou avec un ou plusieurs serveurs dont la
spécificité est liée au stockage des données, au pilotage de l'imprimante, à la résidence des
logiciels . La liaison entre ordinateurs nécessite d'équiper chaque machine d'une carte de
communication, et d'un logiciel de communication . Ce dernier gère les transmissions et les
échanges, détecte les erreurs, envoie des accusés de réception . L'implantation physique d'un
réseau s'effectue selon des topologies ou organisations bien précises, au moyen de câbles pour
les très courtes distances (moins de 100 m) et de fibres optiques pour les distances moyennes
(quelques centaines de mètres).
Pour communiquer à plus grande distance, avoir accès à la puissance de très gros systèmes
relativement rares, consulter des bases de données d'envergure nationale ou internationale, une
des machines est munie d'un modem qui lui permet d'être reliée à un réseau de télécommunication comme le réseau téléphonique commuté ou un réseau public ou privé, de la même nature
que le réseau TRANSPAC de France Télécom par lequel transite aussi le Minitel . Le concept de
réseau local est alors dépassé pour faire place à celui de réseau global ou réseau d'entreprise.
Les transmissions sont plus ou moins rapides selon le débit choisi, mesuré en bauds (bits/
seconde) . On observe ainsi des réseaux à haut débit. Par ailleurs, les relations entre postes de
travail et machines <, serveur » sont régies selon des architectures dites client/serveur. Les
réseaux globaux fédèrent en réalité des matériels et logiciels particulièrement différents d'un
réseau à l'autre, d'où l'accent mis ces dernières années sur la gestion des réseaux hétérogènes
et ce qu'on appelle l'interopérabilité, c'est-à-dire le pouvoir d'accéder depuis un poste client à
des données de plusieurs serveurs utilisant différents systèmes de gestion de base de données
(voir V).
Ces réseaux ouvrent l'accès à de nombreux services télématiques. Ceux-ci comprennent par
exemple des messageries pour envoyer et recevoir du courrier dit électronique, la possibilité
d'assurer la télémaintenance d'une base de données, c'est-à-dire sa gestion et son contrôle à
distance, en lui transférant des données (téléchargement), lui en prélevant d'autres (télédéchargement) . Ils utilisent généralement la vidéographie, comme le vidéotex, qui permet de communiquer à distance en mode interactif ou conversationnel (sous forme de questions/réponses), en
ligne (durant la connexion) en recevant et sélectionnant l'information à l'écran.
IV - LOGICIELS
On oppose fréquemment les vocables de matériel et logiciel. Alors que le matériel constitue le
support physique d'un ordinateur, le logiciel en est la partie intellectuelle et correspond à un
ensemble de programmes, c'est-à-dire de séries d'instructions qui sont données en bloc à la
249
Rev . For. Fr . XLV - n° sp . 1993
machine puis exécutées une à une . Un logiciel est dit portable lorsqu'il convient à plusieurs
configurations matérielles différentes . Les programmes considérés sont organisés suivant des
algorithmes précis qui définissent les règles permettant de résoudre le problème posé, et l'ordre
dans lequel elles seront abordées . Les plus gros d'entre eux se présentent toujours sous la
forme de plusieurs sous-programmes, macro-fonctions, macro-instructions, macros, ou encore
routines (sous-programme se dit subroutine en anglais) . La mise en oeuvre d'un logiciel consiste
fréquemment, au moins pour partie, à choisir une option à chaque niveau de menus . Ceux-ci
proposent à l'utilisateur un ensemble hiérarchisé de fonctions . Les programmes évoluent au
cours du temps selon des versions successives numérotées . Ils contribuent enfin à des applications qui automatisent une tâche donnée.
Le logiciel indispensable est le système d'exploitation . II gère les ressources (unité centrale,
périphériques et autres logiciels), manipule les fichiers de données et instructions . Ces fichiers
sont enregistrés en mémoire auxiliaire où ils sont catalogués dans des répertoires ; ils peuvent
être chargés en mémoire centrale pour y être lus, puis éventuellement modifiés, sauvegardés en
mémoire auxiliaire, et parfois protégés vis-à-vis des autres utilisateurs . Le système d'exploitation
est enfin associé la plupart du temps à des outils de programmation et à des utilitaires qui ont
pour objet de faciliter et perfectionner l'utilisation de la machine, comme des logiciels de
compression et décompression, qui réduisent l'espace mémoire occupé par un fichier, ou
inversement le rendent à sa forme initiale.
Les compatibles IBM-PC fonctionnent généralement sous système d'exploitation MS-DOS de la
firme MicroSoft (MS), ou plus simplement DOS (pour Disk Operating System, soit système
d'exploitation du disque) . Le système d'exploitation OS/2 (pour Operating System) a été développé par IBM pour une nouvelle gamme de micro-ordinateurs . Le système d'exploitation des
MACINTOSH est également particulièrement répandu . Le système d'exploitation PICK a été
utilisé dans la gamme des moyens systèmes . II est supplanté aujourd'hui par le système
d'exploitation UNIX qui occupe maintenant ce créneau, bien qu'il puisse également être implanté
tant sur de gros micro-ordinateurs que sur des gros systèmes . Il existe encore en différentes
versions, mais qui tendent à s'unifier . Sur gros systèmes, les systèmes d'exploitation sont
beaucoup plus nombreux (MVS, VM, AIX pour la firme IBM, GCOS pour Bull, . . .).
Le système d'exploitation possède une interface avec l'utilisateur ou interface-utilisateur qui
n'est pas toujours d'une grande convivialité, c'est-à-dire agréable et utilisable avec un minimum
de prérequis . Il est agrémenté d'un environnement attrayant dans le cas notamment des
systèmes d'exploitation MAC, OS/2 ou UNIX . Ceux-ci proposent de diviser l'écran en fenêtres,
afin de travailler sur plusieurs fichiers, et d'afficher des menus déroulants qui donnent, par
simple pointage à la souris de chaque fonction du menu principal, le menu détaillé correspondant . En revanche, le système DOS doit être couplé à une interface WINDOWS pour obtenir un
résultat similaire.
Des langages de programmation, ou encore langages informatiques, sont souvent fournis avec le
système d'exploitation, ou peuvent être acquis a posteriori. En effet, la machine ne peut
exécuter que des instructions codées à l'aide de 0 et de 1, exprimées ainsi en langage-machine.
Cependant, on programme maintenant surtout avec des langages dits évolués ou langages
procéduraux dont les plus courants sont BASIC, FORTRAN, PASCAL, C, . . . Une fois écrit dans un
tel langage, le programme d'origine ou programme-source est compilé en un programme-objet
qui sera lui-même converti en langage-machine. Cette compilation correspond à une traduction.
Le développement de logiciels de grande envergure passe par des méthodes d'analyse selon
lesquelles la conception est réfléchie et effectuée . La méthode MERISE est la plus connue
d'entre elles .
250
V - PROGICIELS
Les progiciels sont des ensembles de programmes bien documentés, avec des fonctionnalités
précises, qui sont distribués sur le marché comme n'importe quel produit, généralement sur
disquettes . On les appelle souvent aussi logiciels . Ils sont faciles d'emploi et leur utilisation ne
nécessite pas plus de connaître l'informatique que la conduite d'une automobile requiert d'être
mécanicien . Les plus courants d'entre eux sont les outils par excellence de la bureautique car ils
facilitent grandement le travail traditionnel de bureau . Ces progiciels rassemblent maintenant de
plus en plus de fonctions pour devenir intégrés . II est néanmoins encore possible de les répartir
en grandes catégories.
Le traitement de texte est l'application informatique la plus courante . En quelques années, elle a
totalement supplanté l'ancienne machine à écrire en introduisant dans la production de textes
une souplesse d'utilisation et une qualité impressionnantes . Les produits correspondants de la
micro-informatique sont par exemple WORD (WORD PC, WORD MAC, WINWORD pour WINDOWS) ou WORD PERFECT.
Le tableur permet d'enregistrer des données dans les cellules d'une feuille de calculs, mais
également des formules, mathématiques ou logiques, utilisant les données précédentes et
produisant des résultats qui bénéficient d'une mise à jour automatique lorsqu'on modifie les
données utilisées . De plus, données et formules peuvent être recopiées autant de fois que cela
est souhaité . Le tableur est souvent associé à un grapheur pour devenir tableur graphique et
réaliser les graphiques associés aux résultats . En micro-informatique, on trouve ainsi par
exemple LOTUS, EXCEL (MAC et PC), QUATTRO PRO.
Le gestionnaire de bases de données, ou système de gestion de bases de données (SGBD),
structure des données qui sont des valeurs, des faits, des instructions pouvant être traitées et
transmises . Il permet leur acquisition soit par saisie (encodage) au clavier, soit par transfert ou
importation sous forme de fichier informatique issu d'un autre logiciel ou progiciel, leur correction, leur mise à jour, la sélection de certaines d'entre elles selon des besoins formulés à l'aide
de requêtes ou d'interrogations utilisant des langages d'interrogation spécialisés dont le plus
courant est SQL (de l'anglais Structured Query Language), enfin l'édition des états correspondants et leur restitution sur un support approprié . Les données sont enregistrées dans des
tableaux appelés tables qui représentent chacune un type d'objets (par exemple le parcellaire),
et où chaque objet (par exemple une parcelle) est décrit à l'aide d'identifiants (numéro d'ordre,
code) et autres attributs (surface, type de peuplement, . . .) . L'indexation de certains de ces
attributs permet ultérieurement une recherche plus rapide à partir des requêtes les concernant.
Entre les tables, des liens sont éventuellement établis (par exemple si la typologie de peuplements fait l'objet d'une autre table qui liste et décrit chaque type) — le système devient alors
relationnel, SGBD-R . Les principaux systèmes de gestion de bases de données de la micro ou
mini-informatique sont DBASE, PARADOX, ORACLE, INGRES, OMNIS 7, ACCESS, 4 e DIMENSION
ou 4D . On trouve des bases bibliographiques ou documentaires, des bases factuelles dans
lesquelles on peut rechercher des informations qualitatives, des bases de données chiffrées, des
bases de données géographiques . Alors que la base de données désigne la structure selon
laquelle les données sont gérées, on appelle banque de données un système dont l'information
est destinée à être offerte à divers types d'utilisateurs . L'utilisation des bases de données est
très générale . Ces systèmes relationnels possèdent cependant certaines limites . C'est pourquoi
on note maintenant un intérêt croissant pour les systèmes orientés objet dont le but est de
décrire des objets, leur comportement et leurs associations sous une forme encore plus
performante.
De nombreux autres logiciels sont utilisables au bureau : pour le dessin (DRAW, PAINT, . . .), la
cartographie, la publication assistée par ordinateur (PAO), . . . Les bureaux d'études, les labora251
Rev . For. Fr. XLV - no sp. 1993
toires, les entreprises utilisent également des progiciels plus spécialisés pour la statistique (SAS,
STATVIEW, ADDAD, . . .), la gestion de l'information géographique avec les systèmes d'information
géographique ou SIG (voir VI), ou encore des systèmes de gestion de base de données
spatialement référencés, pour le traitement d'image, l'optimisation, la simulation, la gestion de la
production et des stocks (GPAO), la gestion de la paie et du personnel, l'intelligence artificielle
dont le rôle est de reproduire les raisonnements afin de reconnaître les formes (écriture, images),
de comprendre la parole (reconnaissance vocale), d'établir un diagnostic (systèmes experts)
moyennant certaines informations et règles (bases de connaissances).
VI - INFORMATION GÉOGRAPHIQUE
Un système d'information géographique (SIG) se présente sous la forme d'un progiciel réunissant
un système de gestion de bases de données spatialisées (géo-codées ou géo-référencées) à un
système de cartographie assistée par ordinateur . Le premier traite l'information géographique
descriptive, le second l'information géographique « graphique » . Les produits du marché se
répartissent selon deux modes de représentation des données . Le format matriciel ou mode
raster correspond à une division régulière de l'espace sous forme de cellules carrées appelées
pixels (contraction de l'anglais picture element) . Cette structure est liée à la notion d'image
(comme les images satellitaires et les modèles numériques de terrain définis ci-après) . Le format
vectoriel, ou mode vecteur correspond quant à lui à une représentation de l'espace sous forme
d'objets (points, lignes, surfaces), chacun d'entre eux étant localisé avec précision . Cette
structure de données est liée à la notion de carte . Dans ce mode, la topologie désigne la façon
dont sont codées les relations spatiales entre les objets.
Les systèmes d'information géographique permettent de réaliser des cartes numériques et
participent donc de la cartographie informatique . Mais ils vont plus loin en permettant en
particulier de croiser plusieurs couches d'information (par exemple sur les peuplements forestiers et la topographie) et de créer puis représenter des combinaisons d'informations (par
exemple les peuplements à Pin sylvestre situés à une altitude supérieure à 1000 mètres) . Parmi
les produits commercialisés, le plus connu est ARC-INFO.
La prise en compte de la topographie dans ces systèmes d'informations géographiques permet
de réaliser des maquettes en trois dimensions (maquette 3D), en perspective, à partir d'un
modèle numérique de terrain (MNT) qui donne l'altitude de chaque pixel.
Une des sources importantes d'information géographique est constituée par la télédétection
satellitaire fondée sur l'observation de la surface terrestre à partir de mesures de réflectance, ou
de radiométrie . Cette dernière caractérise le pouvoir de réflexion du rayonnement solaire, voire
d'autres ondes, ou celui d'émission de chaleur . Sont principalement utilisés les satellites
américains LANDSAT portant les capteurs MSS (Multispectral Scanner System) ou TM (Thematic
Mapper), et les satellites français SPOT (Satellite Probatoire d'Observation de la Terre) . Les
images obtenues font l'objet de divers traitements d'image, comme des classifications d'image,
répartissant les pixels de l'image en plusieurs types ou classes, des corrections géométriques
nécessaires pour obtenir un résultat superposable à une carte, des corrections radiométriques
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permettant de réduire des effets connus ayant perturbé la mesure (atmosphère, pente, . . .), des
masques de traitement qui occultent les parties indésirables de la scène ou image acquise__
L'information satellitaire est portée par des pixels, carrés dont la taille détermine la résolution
spatiale des images, c'est-à-dire leur précision.
VII - MODÈLES (1)
L'informatique est étymologiquement la science du traitement de l'information . Elle englobe
aussi l'ensemble des applications de cette science, en particulier les outils servant à assembler
des connaissances, gérer l'information, enfin la traiter . Les méthodes de traitement de l'information sont sous-tendues par différents modèles qui tentent de représenter, de façon simplifiée, le
comportement de systèmes plus ou moins complexes auxquels se rattachent les données
collectées . Ces systèmes sont de nature biologique, écologique ou économique, et représentent
des ensembles évolutifs d'éléments en relation les uns avec les autres et formant un tout.
L'informatique devient ainsi pour certains une véritable théorie de la modélisation.
L'élaboration d'un modèle commence par le recueil de données . Sa dynamique sera décrite soit
de manière diachronique ou longitudinale en suivant l'état du système au cours du temps, soit
de manière synchronique ou transversale en représentant l'évolution dans le temps d'un élément
du système par l'état, à une date donnée, de plusieurs éléments se trouvant à des stades
différents . Par ailleurs, le modèle représentera une évolution considérée comme certaine dans le
cadre d'une approche déterministe, ou bien un comportement à caractère aléatoire, stochastique.
Les données seront considérées de façon continue ou bien discrétisées en classes . Les données
continues se prêtent en particulier à l'utilisation de fonctions mathématiques ou fonctionnelles
qui peuvent être dérivées ou intégrées . Le modèle discret ou discrétisé se prête quant à lui à
des approximations purement numériques qui se révèlent indispensables lorsque la solution
mathématique analytique n'est pas connue.
La construction proprement dite d'un modèle fait appel à diverses techniques parmi lesquelles la
régression, qui cherche à prédire statistiquement l'évolution d'une variable à partir d'autres
variables, l'intégration de systèmes d'équations différentielles, éventuellement aux dérivées partielles lorsque leur dynamique dépend de plusieurs variables, les chaînes de Markov ou processus markoviens, qui décrivent une évolution à partir des probabilités de transition entre classes
(et sont donc discrets) . Une fois le modèle estimé, construit, on essaie de le confirmer par de
nouvelles observations : c'est la validation. À partir de la modélisation de la dynamique du
système, par exemple d'un moteur de croissance de peuplements forestiers, on peut bâtir des
outils d'aide à la décision en utilisant essentiellement soit des méthodes de simulation, soit des
méthodes d'optimisation.
(1) Cette notice n'a évidemment pas pour objet de présenter les modèles dans toute leur généralité, mais seulement de regrouper
quelques termes qui ont trait à la modélisation et ont été utilisés dans les articles de ce numéro spécial.
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Rev. For. Fr . XLV - no sp . 1993
La simulation consiste à répondre à des questions du type : que se passera-t-il si . . . ? On
envisage ainsi les conséquences de plusieurs scénarios dont la comparaison permettra de
prendre une décision . Des langages de simulation spécialisés peuvent faciliter cette étape
(QNAP, SIMAN, SLAM, DYNAMO, . . .) . L'optimisation recherche au contraire la meilleure solution
selon un critère clairement défini, exprimé par une fonction mathématique ou fonctionnelle. La
programmation mathématique, linéaire ou non, est une méthode d'optimisation de fonctionnelles
sous des contraintes imposées par le système ou l'utilisateur . L'optimisation de débit tente par
exemple de réaliser les meilleures découpes dans une grume de façon à maximiser le rendement-matière ou le revenu net correspondant à l'opération.
J .-L . PEYRON
Enseignant-chercheur
ENGREF
14, rue Girardet
54042 NANCY CEDEX
Remerciements
Je tiens à remercier Sonia Darracq (ENGREF), François Houllier (ENGREF), et Jean-Claude Pierrat (INRA), pour
leurs critiques extrêmement constructives relatives à la rédaction de ce lexique.
BIBLIOGRAPHIE
AFNOR . — Dictionnaire de l'informatique français-anglais . — Paris : AFNOR, 1989.
MANSON (N .) . — Informatique . Les techniques de l'ingénieur . — Paris, mise à jour novembre 1993 . Tomes 1
(principes, matériels), 2 (langages, mise en œuvre), 3 (applications), 4 (gestion, applications).
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