...

D'EXPLOITATION AUX FORÊTS SINISTRÉES ADAPTATION DES TECHNIQUES

by user

on
Category: Documents
1

views

Report

Comments

Transcript

D'EXPLOITATION AUX FORÊTS SINISTRÉES ADAPTATION DES TECHNIQUES
ADAPTATION
DES TECHNIQUES D'EXPLOITATION
AUX FORÊTS SINISTRÉES
G . HOELLINGER
La tempête de novembre 1982 a rendu urgente l'exploitation d'une quantité importante de bois
de chablis :
— urgente, avant que les bois ne s'abîment, que l'état sanitaire des forêts ne se dégrade et
que les régénérations naturelles ou artificielles ne soient compromises ou retardées par une
exploitation tardive ;
— en quantité importante (10 millions de m 3 , selon les estimations officielles), avec les
problèmes d'écoulement et de stockage qu'elle suppose et, surtout, les difficultés d'exploitation
avec des moyens limités sur place, puisqu'il fallait en quelques mois traiter le volume de quatre
à cinq ans de production normale.
De plus, la tâche était rendue délicate par le fait que les gros dégâts concernaient la forêt
privée, souvent très morcelée.
La catastrophe a provoqué, après une certaine période d'hésitation les tous premiers mois, une
forte mobilisation de la filière-bois . Cette mobilisation a concerné, en particulier, les moyens
d'exploitation forestière . Des entreprises de différentes régions de France et même de l'étranger
(Allemagne, Suède, Finlande, notamment) sont venues prêter main-forte aux exploitants locaux
en amenant le plus souvent leur personnel et leur matériel.
Aussi bien pour les bois d'oeuvre que pour les bois d'industrie, des machines de récolte ont fait
leur apparition (LOGMA, OSA, ROTTNE, BLONDIN) — certaines pour la première fois en
France — ou se sont multipliées (SIFER) . De même, pour le débardage, on a employé en grand
nombre : débusqueurs à treuil ou à pince, porteurs de différentes capacités et semi-porteurs.
Plus modestes, mais ne nécessitant qu'un faible investissement, les treuils sur trois-points
montés sur tracteur agricole ont fait l'objet d'une utilisation intensive.
Parallèlement, les difficultés rencontrées, les risques encourus, l'urgence et l'étendue des
travaux ont suscité un effort très généralisé de rationalisation . En particulier, on a pu constater
une bonne coordination des différentes opérations de récolte . Cette coordination est une
nécessité et même parfois un impératif pour l'exploitation de chablis, alors qu'elle n'existe
malheureusement pas encore suffisamment en exploitation traditionnelle . Des recherches approfondies sur les méthodes de travail et leur adaptation aux circonstances ont été menées afin
338
Adaptation des techniques d'exploitation aux forêts sinistrées
d'accroître rendement et sécurité, et d'abaisser les coûts . L'expérience acquise en matière
d'exploitation dans le Limousin et en Auvergne n'aura pas été inutile puisque durant les deux
années qui suivirent, des vents violents occasionnèrent d'autres dégâts . En 1983, la Charente et
le Marais poitevin, puis, en 1984, les Vosges furent touchés.
TRAITEMENT ET MOYENS À METTRE EN OEUVRE
Traitement des peuplements sinistrés
Du point de vue exploitation, l'aspect « intensité des dégâts » implique d'envisager trois cas :
— soit le nombre des arbres cassés est très élevé et implique une coupe rase de la
parcelle ; ce sera en général le cas si le taux des dommages est supérieur à 50 % ;
— soit le peuplement n'est que partiellement détruit et les dégâts sont répartis par taches
d'importance variable qu'il faudra couper à blanc : il est alors nécessaire de créer des voies
dans le peuplement restant pour accéder à ces différentes taches (dans les deux cas, l'organisation des chantiers se rapprochera de celle d'une coupe rase traditionnelle) ;
— soit, enfin, les dégâts d'intensité relativement faible, sont répartis sur l'ensemble du
peuplement et dans ce cas la récupération des produits présentera une analogie avec l'exploitation des éclaircies ; il faudra alors créer des couloirs de cloisonnement d'intensité plus ou moins
grande, ou même prévoir l'enlèvement d'une ligne sur trois ou quatre selon les circonstances
(densité du peuplement, densité des dégâts, etc . . .), s'ils n'existent pas (cas identique à celui
d'une première éclaircie) . Par contre, on pourrait utiliser les couloirs déjà créés si une première
intervention avait déjà eu lieu précédemment (cas d'une deuxième ou troisième éclaircie).
Indépendamment de l'ampleur des dégâts, un certain nombre de facteurs vont influencer la
récolte des chablis compte tenu du fait que l'on traite généralement en priorité les cas les plus
faciles et les plus intéressants économiquement . Parmi ces facteurs, on peut citer :
• Le volume unitaire des arbres
— au-dessous de 100 dm 3 par arbre, il y a peu de chance que l'on récolte le bois si ce
n'est le propriétaire qui fait l'opération lui-même ;
— entre 100 et 500 dm 3 , on aura une majorité de bois d'industrie ;
— au-dessus de 500 dm 3 , on aura une majorité de bois d'oeuvre.
• La surface des coupes
Un seuil minimum de bois à récolter est nécessaire . L'exploitation des parcelles de surface
inférieure à 2 hectares sera difficile.
• Le relief
Lorsque la pente est inférieure à 30 %, les coupes sont accessibles à la plupart des engins.
Pour des raisons de coûts, la récolte sur des pentes supérieures à 30 % pour le bois d'industrie
et sur des pentes supérieures à 50 % pour le bois d'oeuvre sera difficilement réalisable.
L'influence du peuplement et du terrain, que l'on retrouve dans toute exploitation, a une
importance accrue face à l'énorme quantité de bois à traiter dans le cas des chablis.
Moyens d'exploitation
Pour ce qui concerne les moyens à mettre en oeuvre, l'exploitation des chablis diffère de celle
des coupes qui constitue le travail habituel des bûcherons . Les quantités importantes de bois au
339
R .F .F. xxxIX - 4-1987
G. HOELLINGER
sol, l'enchevêtrement et l'état de contraintes inhabituel dans lesquels se trouvent les arbres, font
que, pour des raisons évidentes de sécurité et de pénibilité du travail, il s'est avéré indispensable de faire travailler le personnel en équipes intégrées faisant appel au maximum à la
mécanisation.
Les machines de débardage (porteurs, skidders et grapple-skidders) firent l'objet d'une utilisation intensive, leur activité étant la plupart du temps couplée avec celle des bûcherons.
Les faits marquants furent le développement des treuils montés sur le trois-points des tracteurs
agricoles, dont les ventes furent pratiquement multipliées par dix en 1983, et l'apparition d'une
mécanisation lourde pour le façonnage des résineux .
Débusquage au treuil monté
sur un tracteur SAME.
EXPLOITATION MANUELLE DES CHABLIS
La sécurité des ouvriers est une préoccupation permanente en exploitation forestière, préoccupation d'autant plus vive lorsqu'il s'agit de personnels oeuvrant dans les chablis . Les bûcherons
sont de loin les plus exposés aux risques d'accidents . De nombreuses actions de formation
intégrant sécurité, techniques de bûcheronnage et organisation des chantiers furent dispensées
sur le terrain, très souvent avec le concours des Caisses de Mutualité sociale agricole.
Le bûcheron ne pourra faire face à la diversité des situations en toute sécurité qu'en disposant
d'une tenue et d'un matériel bien adaptés et en parfait état . Le port d'une tenue de sécurité'
complète s'avère indispensable (le port des chaussures de sécurité et du casque avec visière et
atténuateurs de bruit étant obligatoire pour les travaux en forêts) . De plus, le personnel
disposera d'une trousse de premier secours.
Productivité et sécurité étant indissociables, une parfaite maîtrise des techniques de bûcheronnage et une bonne organisation des chantiers sont primordiales . Les croquis, ci-contre, illustrent
quelques techniques relatives aux chablis.
L'exploitation de chablis importants, avec des impératifs de rapidité et de sécurité n'est pas
compatible avec le travail individuel . Sur les coupes de bois d'oeuvre pour lesquelles la maind'oeuvre est toujours mobilisée en priorité, des équipes composées de deux ou trois bûcherons
et d'un débusqueur pourront ainsi travailler sans prendre de risque . Les déplacements à pied
étant lents et extrêmement pénibles, l'emploi d'une radio-commande pour les treuils évite des
allers et retours pour les ouvriers qui accrochent les grumes.
340
Réfléchissez avant de commencer, occupez-vous d'abord des arbres dangereux.
ARBRE INCLINÉ
Pour éviter que le bois ne
se fende
1. Attaquez en mortaise.
2. Laissez une charnière
suffisante.
La souche penche vers l'arrière.
Surveillez le tronc et la souche
pendant le tronçonnage.
Tenez-vous du côté le plus sûr en
prévoyant votre chemin de repli.
3. Sciez en vous éloignant
de la charnière .
Débroussaillez.
Débitez en partant de la cime.
Laissez la bille de pied.
Avec un tracteur maintenez la souche
découpez la bille de pied, renversez la souche.
ARBRE CASSÉ
La cime est encore accrochée au tronc
1 . Tirez au tracteur .
ARBRE BRIDÉ
Si vous n'avez pas de tracteur débitez le tronc en partant de la
;ime.
)escendez le reste au tourne bille ou tirfor ou attendez un tracteur.
Rangez votre chantier au fur et
à mesure . Abattez les chandelles en dernier .
341
R .F .F . XXXIX - 4-1987
Ebranchez au besoin pour y voir plus clair.
Tronçonnez là où la tension est la moins forte.
Tenez-vous du côté opposé à la détente.
G . HOELLINGER
MÉCANISATION DE LA RÉCOLTE DES CHABLIS
Face à l'urgence d'exploiter les surfaces ayant subi les dégâts de 1982, des exploitants et des
matériels divers sont venus prêter main-forte aux équipes locales . On a ainsi vu évoluer, surtout
dans le Massif Central, un grand nombre d'engins de débardage mais aussi des machines de
récolte . L'utilisation de machines multifonctionnelles étant peu développée en France, des
matériels étrangers sont venus renforcer les équipes déjà en place . Les machines lourdes étaient
affectées à la récolte de grumes tandis que les processors plus légers ,> traitèrent principalement les bois d'industrie.
Les équipes semi-mécanisées se constituent de la façon suivante :
— un ou plusieurs bûcherons préparent les arbres à la tronçonneuse (abattage des chandelles, coupes de déracinés, élagage des fourches et grosses branches . . .) ;
— une ébrancheuse-tronçonneuse qui saisit les arbres ainsi préparés, les dégage, les
façonne soit en grande longueur, soit en billons et les empile en prévision du débardage . Le
travail intensif de ces équipes a entraîné un effort de coordination entre les différentes phases
de l'exploitation et une évolution de l'organisation des chantiers.
L'ébrancheuse-tronçonneuse LOGMA 85-41
La machine est constituée d'un châssis articulé à six roues ; le demi-châssis avant supporte le
moteur thermique d'une puissance de 127 kW à 2 400 tr/min, l'autre le poste de conduite et
l'ensemble de façonnage . L'élément ébrancheur-tronçonneur, monté sur une plate-forme orientable, se compose d'un mât télescopique portant à son extrémité l'outil (cf . photo et schéma cicontre).
L'ébrancheuse-tronçonneuse OSA 706-250
Elle est constituée d'un châssis de porteur forestier OSA 250 supportant sur la partie arrière la
tête de façonnage et la grue pour son alimentation . Les grumes sont entraînées entre les
couteaux par deux roues équipées de pneumatiques (cf . photo ci-contre).
La méthode de travail pour ce matériel est similaire à celle développée pour la LOGMA.
Ces deux matériels n'étaient pas employés en France avant 1982 . Seules quelques expériences
avaient eu lieu mais étaient restées sans suite en raison de l'inadéquation entre leur productivité
et la taille des coupes généralement à traiter . Les quelques unités, venues dans le Massif
Central à l'occasion des chablis, donnèrent d'excellents résultats.
L'ébrancheuse-tronçonneuse SIFER 103
Ce matériel de conception française a été mis au point pour l'exploitation des premières
éclaircies résineuses donc de bois présentant un volume de 50 à 300 dm 3 . De par sa conception
et l'absence de main-d'ceuvre pour récolter les petits bois, ces machines ont traité essentiellement des produits destinés à l'industrie papetière ou de panneaux . Le nombre de machines
SIFER opérant dans le Limousin est passé de 1 à 4 après les chablis de 1982 (cf . photo cicontre).
L'élément moteur est un tracteur doté de quatre roues motrices et directrices à l'avant duquel
est fixé un bras court orientable supportant la tête de façonnage.
Le chantier est divisé en bandes orientées soit dans la direction du chablis si les arbres
présentent des produits valorisables (petits sciages . . .), soit dans la direction perpendiculaire si
l'on ne récolte que des bois d'industrie (cf . schémas page 344).
Moyennant une organisation rationnelle des chantiers, une bonne coordination avec les bûcherons, l'emploi de ces matériels s'est avéré très intéressant tant sur le plan de la sécurité que
342
Adaptation des techniques d'exploitation aux forêts sinistrées
♦
L'ébrancheuse-tronçonneuse LOGMA 85-41.
4 Méthode de travail avec la Logma.
Sexe de prodresvon
343
R .F .F . XXXIX - 4-1987
♦
L'ébrancheuse-tronçonneuse OSA 706-250.
♦
L'ébrancheuse-tronçonneuse SIFER 103.
G . HOELLINGER
A GAUCHE, ORGANISATION DE L'EXPLOITATION EN COUPE RASE PERMETTANT LE MAXIMUM DE PRODUCTIVITÉ
LORSQU'ON NE RÉCOLTE QUE DES BOIS DE TRITURATION EN COURTE LONGUEUR
A DROITE, ORGANISATION DE CHANTIER DANS LE CAS OU L'ON RÉCOLTE DES BOIS
EN GRANDE LONGUEUR UNIQUEMENT OU EN GRANDE LONGEUR ET COURTE LONGUEUR SIMULTANÉMENT
,M.
Débardeuse CEMET-AGRIP chargée de bois d'industrie .
Débusqueuse AGRIP 5000 pour le débardage des grumes.
celui de la productivité . La fonction manutention du SIFER qui extrait les arbres enchevêtrés
pour les façonner et les empiler sur une aire dégagée est particulièrement appréciable dans
l'enchevêtrement des chablis . Le débardage peut ensuite être fait rapidement avec un minimum
de déplacement sur coupe.
344
Adaptation des techniques d'exploitation aux forêts sinistrées
Sur le plan de la productivité, on a pu observé des rendements dépassant largement les 10 m 3 /h
avec les machines OSA ou LOGMA (16 m 3 /h) et une production de 4 à plus de 10 m 3 /h avec le
matériel SIFER . Globalement, la mécanisation du façonnage des chablis permet de multiplier par
3 à 5 la productivité du bûcheronnage par homme.
CONCLUSIONS
Sur le plan de l'exploitation, il est possible de tirer divers éléments positifs d'une telle catastrophe, en s'appuyant surtout sur les expériences et observations suivantes :
— confrontation avec des entreprises venant d'autres régions ou même de pays étrangers
et possédant l'expérience de l'exploitation de chantiers de dimensions importantes ;
— accentuation de la recherche et de la rationalisation pour expérimenter et adapter les
moyens disponibles aux besoins existants ;
— accroissement de la formation des personnels, même sur une courte durée.
On a assisté, dans bien des cas, à une évolution dans les méthodes de travail, à un effort
d'organisation des chantiers, à un effort de coordination entre les diverses phases de l'exploitation et même parfois du transport . Ainsi, on a vu souvent des équipes, composées de trois à six
hommes et d'un matériel de débardage (débusqueur à treuil, à pince ou tracteur agricole avec
treuil sur trois-points), opérer sur un même chantier en bonne harmonisation . De même, on a vu
évoluer un grand nombre de matériels d'exploitation forestière . La plupart était des engins de
débardage, mais des machines de récolte ont également été utilisées.
Les études effectuées ont montré une bonne adaptation de ces processors, ou ébrancheurstronçonneurs, aux chantiers à traiter (notamment en coupe rase).
Dans le domaine des bois d'oeuvre, les « LOGMA 85-41 « et « OSA 706-250 « ont pu trouver avec
les chablis des volumes par chantier correspondant à leur capacité de travail . Il n'en est
malheureusement pas de même dans l'exploitation traditionnelle, où la surface des chantiers, les
modes de coupe, les méthodes sylvicoles appliquées, interdisent pour l'instant une utilisation
rentable de telles machines à longueur d'année.
Pour les bois d'industrie, les ébrancheurs-tronçonneurs SIFER ont montré leur bonne adaptation
à la récolte des chablis . Moyennant une organisation de chantier soignée, il est possible
d'obtenir une productivité élevée même avec des arbres de volume moyen 100 dm 3 . Une fois ce
type d'exploitation terminé, ces matériels sont restés sur place pour la réalisation des éclaircies,
travail pour lequel ils ont été conçus et qui correspond à des besoins importants.
Suite à l'intense activité qui s'est manifestée en matière forestière, on peut estimer que la
catastrophe des chablis aura attiré l'attention de toutes les personnes concernées par la forêt
sur la diversité des moyens dont on peut disposer pour effectuer l'exploitation, sur la nécessité
d'une bonne organisation et d'une coordination des travaux, sur l'intérêt de la mécanisation
surtout dans les domaines où la main-d'ceuvre est peu disponible ou lorsque sa productivité est
faible et par conséquent de coût élevé.
En cas de catastrophe future, les enseignements recueillis doivent permettre de réagir plus
rapidement et plus intensément pour faire face aux besoins et éviter le dépérissement du bois.
G . HOELLINGER
ASSOCIATION POUR LA RATIONALISATION
ET LA MÉCANISATION DE L'EXPLOITATION FORESTIÈRE (ARMEF)
85, rue Lafayette
75009 PARIS
345
R.F.F. XXXIX -
4-1987
G . HOELLINGER
BIBLIOGRAPHIE
CAISSE DE MUTUALITÉ SOCIALE AGRICOLE DES VOSGES . — La sécurité lors de l'exploitation des chablis.
— Forêt-Entreprise, n° 28, juin 1985, pp . 38-43.
MARTINEZ (F .), FABRE (D .) . — Exploitation de chablis dans un chantier du Tarn . — Annales ARMEF, 1982.
MEIER (P .) . — Exploitation des chablis provoqués par la neige en Haute-Franconie . — Allgemeine ForstZeitschrift, n° 28, 1982, pp . 850-851.
MOREL (A .) . — L'exploitation des chablis . — Courrier de l'Exploitant et du Scieur, n° 2, 1983.
NABOS (B .), PALICOT (B .), VALLART (H .) . — Exploitation semi-mécanisée des chablis de faible dimension.
Exploitation semi-mécanisée des chablis de dimensions moyennes avec une LOGMA . — Annales ARMEF,
1983.
PALICOT (B .), PETIT (H .) . — Étude de chantiers expérimentaux dans le Limousin . — Annales ARMEF, 1982.
PETIT (H .) . — Exploitation semi-mécanisée des chablis de faibles dimensions . Techniques, méthodes et
rendements . — Informations Forêt, n° 1, 1984, fascicule 240.
RIBEREAU-GAYON (F .), PALICOT (B .) . — Des pertes de matière première bois dans les forêts sinistrées . —
Annales ARMEF, 1983.
VAUTHERIN (P .), NAUDOT (C .) . — Analyse de chantiers mécanisés d'exploitation de chablis . — Courrier de
l'Exploitant et du Scieur, n° 4, 1983.
ADAPTATION DES TECHNIQUES D'EXPLOITATION AUX FORÊTS SINISTRÉES (Résumé)
L'urgence et l'étendue des travaux d'exploitation des chablis occasionnés par la tempête du mois de novembre 1982 ont
nécessité d'importants efforts sur la formation des ouvriers forestiers et sur la recherche des moyens et des méthodes à mettre
en oeuvre.
Pour des raisons évidentes de sécurité, la notion d'« équipes intégrées ., faisant appel à la mécanisation fut largement
développée . L'utilisation intensive de matériels français et étrangers a entraîné une évolution de l'organisation des chantiers pour
la recherche d'une bonne coordination entre les différentes phases de l'exploitation.
L'expérience acquise a montré les possibilités offertes par les machines de récolte en particulier dans le domaine des petits bois
peu attractif pour la main-d'oeuvre . Elle permettra à l'avenir de réagir rapidement face à de telles catastrophes.
ADAPTATION OF EXPLOITATION METHODS TO DAMAGED FORESTS (Summary)
The urgency and the extent of the exploitation of the windthrows caused by the storm of November 1982 required intensive work
on the training of forest workers and on research on methods to be applied.
For obvious safety reasons, the idea of « integrated teams „ relying on mechanisation was greatly developed . The intensive use of
French anf foreign equipment involved development of the organisation of yards to achieve a good coordination between the
different exploitation phases.
The knowledge acquired showed the possibilities offered by harvesting machines, particularly for smallwood, which is not very
attractive to workers . In the future, this will make it possible to react quickly to such catastrophes.
ANPASSUNG DER HOLZBRINGUNGSTECHNIKEN AN DIE GESCHADIGTEN WALDER
Die Dringlichkeit und das Ausmass der Holzbringung des Windbruchs nach dem Sturm im November 1982 haben grosse
Anstrengungen auf dem Gebiet der Ausbildung der Waldarbeiter und der einsetzbaren Mittel und Methoden gefordert.
Aus einleuchtenden Sicherheitsgründen wurde das Konzept « integrierte Arbeitsgruppe
welches die Mechanisierung einschliesst,
weitgehend entwickelt . Die intensive Verwendung franzbsischer und auslàndischer Maschinen hat eine verânderte Organisation
des Holzeinschlags zur Folge gehabt, um eine gute Koordination zwischen den einzelnen Arbeitsvorgàngen zu erzielen.
Die gewonnene Erfahrung hat die Mdglichkeiten des Einsatzes von Machinen bei der Holzernte gezeigt, insbesondere auf dem
Gebiet des Kleinholzes, eine Arbeit, die für die Waldarbeiter von geringem Interesse ist . Diese Erfahrung erlaubt es in Zukunft
rasch angesichts solcher Katastrophen zu reagieren .
346
Fly UP