...

La conservation des patrimoines naturels forestiers dans le Parc naturel

by user

on
Category: Documents
1

views

Report

Comments

Transcript

La conservation des patrimoines naturels forestiers dans le Parc naturel
La conservation des patrimoines
naturels forestiers dans le Parc naturel
régional des Vosges du Nord
S . MULLER - J .-CI . GÉNOT
Le Parc naturel régional des Vosges du Nord, territoire situé à la frontière du Palatinat (Allemagne), à
cheval sur les régions Lorraine et Alsace, occupe principalement des affleurements de grès du
Buntsandstein, formation sédimentaire du début de l'ère secondaire . Le relief y est assez accidenté
avec des collines ou plateaux développés à des altitudes supérieures à 400 m et séparés par des
vallées souvent étroites ou des cuvettes évasées . Le climat présente des affinités continentales,
marquées par des hivers longs et rigoureux (plus de 100 jours de gelées par an, pouvant survenir du
15 septembre au 15 juin), avec une pluviosité moyenne (de l'ordre de 800-900 mm par an).
Le substrat pauvre, les irrégularités du relief et le climat rigoureux ont déterminé la couverture
essentiellement forestière de ce territoire . Le taux de boisement y est en effet voisin de 60 % pour
l'ensemble du Parc, mais dépasse 80 % dans la zone sur grès . Ces forêts se décomposent en
40 000 ha de forêts domaniales, 18 000 ha de forêts communales et 12 000 ha de forêts privées.
La conservation des patrimoines naturels forestiers y revêt donc une importance particulière . Elle a été
mise en ceuvre dans le cadre d'une stratégie globale de préservation du patrimoine floristique menacé
de ce territoire, récemment classé en Réserve de la Biosphère (Muller et Génot, 1989).
MISE EN ÉVIDENCE ET ÉVALUATION DU PATRIMOINE FLORISTIQUE FORESTIER DU PARC
Une politique de protection du patrimoine naturel forestier n'a pu être mise en place sans une
connaissance approfondie des richesses biologiques de ce territoire . Ces forêts ont donc fait l'objet
dans les années 1970-80 d'études floristiques, phytosociologiques et phytoécologiques (Muller, 1982,
1985b, 1985c, 1986, 1988 ; Hopfner, 1984 ; Timbal, 1985), qui ont mis en évidence l'originalité de
certains de ces milieux forestiers, dont l'intérêt était méconnu jusqu'alors.
Ces investigations ont conduit à individualiser trois grandes unités géologiques, géomorphologiques et
phytogéographiques au niveau des zones gréseuses de ce territoire :
Les bordures du conglomérat et du grès bigarré
Cette première zone, qui assure la transition avec les terrains du Muschelkalk inférieur à l'ouest, est
marquée par les falaises du conglomérat, qui structurent fortement ce paysage . Les affleurements de
grès bigarré permettent le développement de sols relativement fertiles et à bonnes réserves en eau, de
type brun acide . Le climax climatique de cette unité est la hêtraie acidiphile du Luzulo-Fagetum ('). Dans
la vallée de la Zinsel du Sud apparaît une sous-unité particulière de cette zone, marquée par la
présence, associée au Hêtre, du Sapin, qui atteint ici sa limite septentrionale vosgienne à des altitudes
particulièrement basses (Walter, 1939).
Les écosystèmes forestiers remarquables de cette zone apparaissent au niveau des climax stationnels
(cf . figure 1, p . 52) . II s'agit en particulier de :
— la frênaie-érablaie sur éboulis instables situés à la base des barres rocheuses du conglomérat.
(1) Nomenclature des groupements végétaux et des espèces vasculaires selon Oberdorter (1990), des Bryophytes selon Corley et al.
(1981) .
51
Rev. For. Fr . XLIII - n° sp . 1991
1
S . MULLER - J.-CI . GÉNOT
Figure 1
Sud
TOPOSÉQUENCE SCHÉMATIQUE DES GROUPEMENTS VÉGÉTAUX FORESTIERS
DANS LA VALLÉE DE LA ZINSEL DU SUD
1
Nord
t
2
1 . Hêtraie acidiphile à Luzula luzulodes
2. Hêtraie-sapinière acidiphile à Festuca
Sapin
altissima
3. Frênaie-érablaie sur éboulis à Polystichum setiferum
4. Aulnaie-frênaie sur alluvions à Stellaria
Frêne
nemorum
~
conglomérat 0o o ô ~ o u o 0 0 5°4
Erable
sycomore
Î Hêtre
Figure 2
TOPOSÉQUENCE SCHÉMATIQUE DES GROUPEMENTS VÉGÉTAUX FORESTIERS
DES MONTAGNES SUR GRÈS VOSGIEN
Sud
Nord
1 Hêtraie acidiphile à Luzula luzuldides
2. Hêtraie-chênaie acidiphile à Vaccinium
myrtillus
3. Aulnaie-bétulaie hygrophile à
2
Circaea
alpina
1
1
2
4. Pinède xérophile à Leucobryum glaucum et Cladonia plur sp.
3
Hêtre
Figure 3
Bouleau
T Chêne
pédonculé
1 Aulne
T Chêne
sessile
pI Pin
I Sylvestre
TOPOSÉQUENCE SCHÉMATIQUE DES GROUPEMENTS VÉGÉTAUX
DES CUVETTES GRÉSEUSES DU PAYS DE BITCHE
1. Chênaie acidiphile à Luzula luzuldides
2. Hêtraie acidiphile à Luzula luzulodes
3. Pinède xérophile à Leucobryum glaucum
4. Pinède xérophile à Leucobryum glaucum et Cladonia plur sp.
5. Pinède tourbeuse à Vaccinium uliginosum
6. Tourbière bombée à
52
Sphagnum plur sp.
Les travaux effectués en métropole
Les espèces les plus remarquables en sont des Ptéridophytes comme Polystichum aculeatum, P.
setiferum, P. bicknellii, Dryopteris affinis ssp . borreri, ainsi que des Bryophytes comme Geocalyx
graveolens, qui apparaît sur les rochers de conglomérat ;
— l'aulnaie-frênaie, sur alluvions en bordure de ruisseaux, comportant Equisetum hiemale, Stol/aria
nemorum, Carex strigosa, Chrysosplenium oppositifolium, C . alternifolium, Corydallis solida, C . cava,
Trichocollea tomentella, etc . ;
— localement, à la faveur d'une élévation du plan d'eau (bordure d'étang en particulier), cette
aulnaie-frênaie peut passer à une aulnaie marécageuse . C'est le cas en particulier en bordure de l'étang
du Moulin de La Petite-Pierre, où se développe une remarquable aulnaie du Carici elongatae-Alnetum,
abritant Dryopteris cristata, D . uliginosa, Calta palustris, Thelypteris palustris, Carex elongata, C.
pseudocyperus, etc . Il s'agit là de l'une des deux ou trois stations de Dryopteris cristata, espèce
protégée, du Nord-Est de la France . Elle est connue de ce site depuis la fin du siècle passé (Walter,
1907).
Les montagnes du grès vosgien
Cette deuxième zone correspond aux parties montagneuses sur grès vosgien, marquées par des
sommets dépassant 400 m (jusqu'à 580 m au Grand Wintersberg) et entrecoupées de vallées étroites.
Le climax climatique est encore ici la hêtraie acidiphile (Luzulo-Fagetum), mais les climax stationnels en
sont bien différents (cf . figure 2) :
— les versants Sud et les sommets sont généralement occupés par des hêtraies-chênaies acidiphiles du Fago-Quercetum, association à affinités subatlantiques (Muller, 1986) ;
— sur les rochers de grès, où la roche affleure à faible profondeur (rankers ou lithosols),
apparaissent des pinèdes xérophiles primaires (Leucobryo-Pinetum), mieux développées dans la zone
des cuvettes du Pays de Bitche ;
— dans les gorges ou vallées étroites, au niveau de sources suintantes, se développent des
aulnaies-bétulaies à caractère montagnard, comportant Circaea alpin, Polygonatum verticillatum,
Osmunda regalis, Hookeria lucens, etc.
Les cuvettes gréseuses du Pays de Bitche
Ces cuvettes d'origine géomorphologique sont développées dans la région de Bitche-Neunhoffen à des
altitudes de 250 à 300 m, en dépression de plus d'une centaine de mètres par rapport à la bordure du
Plateau lorrain . Cette position géomorphologique y détermine un climat particulièrement froid et
rigoureux par rapport aux territoires voisins (Muller, 1986).
Le climax climatique de ces cuvettes est la chênaie acidiphile du Luzulo-Quercetum, groupement à
affinités subcontinentales (Muller, 1986 et 1988) . Différents climax stationnels y apparaissent dans des
conditions particulières (cf . figure 3) :
— sur les versants Nord des collines de cette unité, la hêtraie du Luzulo-Fagetum, présentant de
remarquables lisières à Campanula baumgartenii, espèce endémique médioeuropéenne (Muller, 1991 a) ;
— sur les dalles rocheuses de grès, des pinèdes du Leucobryo-Pinetum cladonietosum, groupement à affinités continentales très marquées, remarquable par sa flore cryptogamique (Cladonia
rangiferina, C. arbuscula, C. impexa, C. uncialis, Dicranum spurium, etc .) ;
— sur les alluvions sableuses à texture très grossière, les pinèdes xérophiles du LeucobryoPinetum typicum ;
— dans les bas-fonds tourbeux, la pinède du Vaccinio uliginosi-Pinetum, au contact avec des
tourbières des Sphagnetalia magellanici, groupements présentant également un caractère nettement
continental.
Ces différents groupements à Pin sylvestre apparaissent relictuels des périodes post-glaciaires, où le
Pin était vraisemblablement bien plus répandu . En effet, lors du réchauffement de ' l'époque atlantique le Pin a été éliminé du climax climatique par les feuillus plus concurrentiels (Chênes principalement) et restreint aux stations extrêmes qui ne convenaient pas aux feuillus et où le Pin sylvestre, du
fait de sa grande frugalité, a pu se maintenir . Ces pinèdes constituent donc réellement des écosystèmes relictuels des périodes post-glaciaires (Muller, 1985a) . Le Pin sylvestre y est d'ailleurs présent
sous forme d'un écotype remarquable (de race « noble ») à fût rectiligne et bon élagage naturel, appelé
Pin de Hanau )> (Guinier, 1961) .
53
Rev . For . Fr. XLIII - n° sp . 1991
S. MULLER - J .-CI. GÉNOT
LA PROTECTION RÉGLEMENTAIRE DES SITES LES PLUS REMARQUABLES
La mise en évidence des phytocénoses forestières les plus remarquables par leurs caractères floristiques, phytogéographiques ou dynamiques a permis d'engager une politique de protection réglementaire
des sites les plus intéressants. Ont ainsi été mis en place :
Une Réserve biologique communale (RBC)
Elle protège, en forêt communale de Saverne, la forêt de ravin du Stampfthal sur une superficie de
3 ha 30. Cette réserve comporte une zone centrale de 2 ha en réserve forestière intégrale, regroupant
les forêts sur éboulis et les corniches rocheuses, ainsi qu'une zone tampon correspondant à la hêtraiesapinière de bordure. Cette RBC protège l'ensemble le plus remarquable de forêt de ravin des Vosges
du Nord (Muller, 1981 ; Engel, 1984).
Une dizaine de Réserves biologiques domaniales (RBD)
Elles sont situées principalement dans la Division ONF de Bitche . Ces RBD ont été créées essentiellement dans des zones tourbeuses, enclavées dans des pinèdes-sur-tourbe (ainsi par exemple les
étangs-tourbières de Waldeck, Lieschbach et Hanau), mais également dans des aulnaies-bétulaies à
Osmunda regalis, Circaea alpina ou Polygonatum verticillatum (comme les RBD de Schnepfenbach ou
Erlenmoos à Sturzelbronn, ou encore celle de Bitscherthal à Mouterhouse).
D'autres RBD protègent des populations remarquables de certaines espèces rares ou intéressantes,
mais développées dans des phytocénoses « banales largement répandues . Il en est ainsi de la RBD
du Trautbach à Langensoultzbach, qui protège une station de Lycopodium annotinum particulièrement
étendue (des dizaines de milliers de sporophytes, formant des peuplements denses sur plusieurs
centaines, voire milliers de ml . Cette population extraordinaire se développe dans une bétulaie assez
ouverte, constituant un stade de reconstitution d'une hêtraie climacique du Luzulo-Fagetum (Muller,
1991 b).
Plusieurs autres RBD devraient encore être créées prochainement, en particulier dans le Rothenbruch,
correspondant au plus vaste et plus remarquable ensemble de pinède tourbeuse du Pays de Bitche.
Plusieurs Réserves naturelles volontaires (RNV)
La plus importante est la RNV des « landes et tourbières du Pays de Bitche » sur des propriétés de la
société De Dietrich . Cette réserve éclatée (en 7 sites) comporte essentiellement des tourbières enclavées en forêt, avec des bordures de pinèdes tourbeuses (montrant la transition dynamique entre ces
deux unités), ainsi qu'un remarquable piton rocheux couvert d'une pinède rabougrie du LeucobryoPinetum cladonietosum et dont la falaise abrite régulièrement un couple de faucons pèlerins.
Une autre RNV à l'étang de Baerenthal protège l'une des rares aulnaies marécageuses à Calla palustris
de France.
Des Arrêtés de Protection de Biotopes
Ils concernent une dizaine de rochers couverts de pinèdes xérophiles du Leucobryo-Pinetum cladonietosum et constituant des sites actuels ou potentiels de nidification du faucon pèlerin (Génot et Kurtz,
1991).
Des conventions avec des propriétaires privés
Une convention a ainsi été signée avec Monsieur de Pourtalès pour la protection à Lembach d'une
aulnaie de source à Osmunda regalis et Hookeria lucens.
Mais une autre convention, passée avec le propriétaire de l'étang du Moulin de La Petite-Pierre pour la
protection de l'aulnaie de bordure de cet étang, a été dénoncée par cette personne au bout d'une
année, parce qu'elle souhaitait agir à sa guise dans son domaine, sans entrave ni contrainte extérieures ! Ainsi la protection de ce site, unique dans les Vosges du Nord par la présence de la
54
Les travaux effectués en métropole
Ptéridophyte protégée Dryopteris cristata, n'est-elle toujours pas assurée ! C'est là le principal blocage
irréductible (jusqu'à présent . . .) auquel nous avons été confrontés dans ces démarches de protection de
sites forestiers remarquables.
LA MISE EN PLACE D'UN RÉSEAU DE RÉSERVES FORESTIÈRES INTÉGRALES
L'étape suivante, actuellement en cours de réalisation, est la constitution d'un réseau de réserves
forestières intégrales, regroupant des parcelles ou ensembles de parcelles représentatives de tous les
types forestiers de ce territoire, non seulement les climax stationnels mais également les climax
climatiques.
Ce programme s'est inspiré des réalisations allemandes en la matière . En effet, depuis plusieurs
dizaines d'années a été mis en place dans ce pays un réseau de plus de 300 « Naturwaldzellen
correspondant à une superficie d'environ 10 000 ha (Wilmanns, 1977) . Ainsi, dans le Palatinat, ont été
créées 25 réserves forestières intégrales sur environ 245 ha.
Ces réserves forestières intégrales ont pour objectif la conservation des espèces animales et végétales
liées aux forêts anciennes et au bois mort ou pourrissant (cf . par exemple Rose, 1990, pour les lichens
se développant dans des Réserves biologiques de la forêt de Fontainebleau) . De telles réserves
forestières présentent également un grand intérêt scientifique pour l'étude des cycles de sylvigenèse de
ces forêts en l'absence d'intervention humaine . Les travaux menés par Lemée et son équipe sur la
compétition des essences dans les Réserves biologiques de Fontainebleau (Lemée, 1966, 1985, 1987,
1989, 1990, etc .) attestent de cet intérêt scientifique essentiel des réserves intégrales.
Pour les Vosges du Nord, une première étude préliminaire de sites qui pourraient bénéficier d'un tel
classement a été réalisée par Andrieu (1989) . Par des prospections de terrain et des enquêtes auprès
des personnels forestiers, il a pu localiser diverses parcelles de forêts anciennes, où l'exploitation avait
été négligée » depuis plusieurs décennies : ainsi une vieille hêtraie comportant de nombreux arbres
morts près du château de Hunebourg, une bétulaie secondaire de recolonisation d'une ancienne
chênaie après échec de la régénération, ou encore une vaste chênaie située sur le terrain militaire de
Bitche, entre le Réceptacle de tir et la zone d'exploitation forestière . Toutes ces parcelles présélectionnées ont fait l'objet d'une description détaillée sur les plans phytoécologique et dendrologique
et des propositions de protection ont été formulées . Celles-ci sont actuellement en cours d'examen par
les services forestiers concernés, qui pourront également proposer d'autres sites.
CONCLUSIONS
Ces différents volets complémentaires devraient ainsi permettre d'assurer la conservation de ces
richesses biologiques forestières du Parc naturel régional des Vosges du Nord, ceci dans un but aussi
bien patrimonial que scientifique .
S . MULLER
Président du Conseil scientifique
de la Réserve de la Biosphère
des Vosges du Nord
Laboratoire d'Écologie
UNIVERSITÉ DE METZ
1, rue des Récollets
57000 METZ
55
Rev. For. Fr. XLIII - n° sp . 1991
J .-CI . GÉNOT
Chargé de la Protection de la Nature
PARC NATUREL RÉGIONAL
DES VOSGES DU NORD
67290 LA PETITE-PIERRE
S. MULLER - J .-CI . GÉNOT
BIBLIOGRAPHIE
ANDRIEU (F .) . — Mise en place d'un réseau de réserves forestières intégrales dans le Parc naturel régional
des Vosges du Nord . Etude préliminaire . — Parc naturel régional des Vosges du Nord, 1989 . — 72 p . + annexes (Rapport de stage de DAA - INAPG).
CORLEY (M .F .V .), GRUNDWELL (A.C .), DÜLL (R .), HILL (M .O .), SMITH (A .J .E .) . — Mosses of Europe and the
Azores ; an annoted list of species, with synonyms from the recent literature . — J. Bryol., vol . 11, n° 4,
1981, pp . 609-689.
ENGEL (R .) . — Première journée : 6 juillet 1983 ; Vosges du Nord, vallon du Stampfthal . — Bulletin de la
Société botanique Centre-Ouest, NS, 15, 1984, pp . 209-210.
GENOT (J .-C .), KURTZ (C .) . — Le Statut du Faucon pèlerin dans les Vosges du Nord . — Ann . scient. de la
Réserve de la Biosphère des Vosges du Nord, 1, 1991 (sous presse).
GUINIER (Ph .) . — Trois conifères de la flore vosgienne . — Bulletin de la Société botanique de France,
85° session extraordinaire Vosges-Alsace, 106, 1961, pp . 168-183.
HOPFNER (A .) . — Étude préalable à la révision de l'aménagement de la forêt domaniale de La Petite-Pierre
Nord . — Nogent-sur-Vernisson : ENITEF, 1984 . — 78 p . + annexes (Mémoire de 3° année).
LEMEE (G .) . — Les Populations de Chênes (Quercus petraea Liebl .) des réserves biologiques de la Tillaie et du
Gros-Fouteau en forêt de Fontainebleau : structure, démographie, évolution . — Revue d'Ecologie (La Terre
et la Vie), 47, 1987, pp . 329-355.
LEMÉE (G .) . — Les Réserves biologiques de la Tillaie du Gros-Fouteau en forêt de Fontainebleau, écocomplexes climaciques . — Bulletin de la Société botanique de France, 137, Lettres botaniques, n° 1, 1990,
pp . 47-62.
LEMEE (G .) . — Rôle des arbres intolérants à l'ombrage dans la dynamique d'une hêtraie naturelle (forêt de
Fontainebleau) . — Acta oecologica. Oecologia plantarum, vol . 6, n° 20, 1985, pp . 3-20.
LEMÉE (G .) . — Structure et dynamique de la hêtraie des réserves biologiques de la forêt de Fontainebleau : un
cas de complexe climacique de forêt feuillue monospécifique tempérée . — Acta oecologica . Oecologia
gener ., 10, 1989, pp . 155-174.
LEMEE (G .) . — Sur l'intérêt écologique des réserves biologiques de la forêt de Fontainebleau . — Bulletin de la
Société botanique de France, 113, 1966, pp . 305-323.
MULLER (S .) . — Compte rendu de l'excursion botanique du 17 juin 1979 dans la région de Drulingen et La
Petite-Pierre . — Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Moselle, 43, 1981, pp . 257-260.
MULLER (S .) . — Contribution à la synsystématique des hêtraies d'Europe occidentale et centrale . — Documents phytosociologiques, NS, 7, 1982, pp . 267-358.
MULLER (S .) . — Contribution à la bryoflore des Vosges du Nord . — Bulletin de la Société d'Histoire naturelle
de Moselle, 44, 1985c, pp . 99-107.
MULLER (S .) . — La Flore vasculaire du Pays de Bitche . Mise au point sur les espèces les plus remarquables.
Evolution de leur distribution depuis les temps de F .-W . Schultz . Les actions de protection entreprises . —
Bulletin Ass . Phil. Alsace Lorraine, 21, 1985b, pp . 129-156.
MULLER (S .) . — Les Groupements végétaux forestiers du Pays de Bitche (Vosges du Nord) . Leur originalité
phytosociologique et phytogéographique dans le contexte médioeuropéen . In : XIV° colloque international
Phytosociologie « Phytosociologie et foresterie
Nancy, 1985 . — 1988, pp . 175-184.
MULLER (S .) . — Les Lisières forestières à Campanula baumgartenii du Pays de Bitche : intérêt phytosociologique et biogéographique . — Bulletin de la Société botanique de France, 138, Lettres botaniques, n° 1,
1991a, 6 p.
MULLER (S .) . — Les Lycopodes (Lycopodiaceae) de la Réserve de la Biosphère des Vosges du Nord :
distribution, écologie et gestion conservatoire des stations . — Ann . scient . de la Réserve de la Biosphère
des Vosges du Nord, 1, 1991b (sous presse).
MULLER (S .) . — Les Phytocénoses d'indigénat du Pin sylvestre dans le Pays de Bitche (Vosges du Nord) . —
Comptes rendus hebdomadaires des Séances de l'Académie des Sciences, 301, série III, 1985a, pp . 73-76.
MULLER (S .) . — La Végétation du Pays de Bitche . Analyse phytosociologique . Applications à l'étude synchronique des successions végétales . Thèse d'État, Université Paris XI (Orsay), 1986 . — 283 p . + annexes.
MULLER (S .), GENOT (J .-C .) . — La Stratégie de conservation de la flore menacée dans un Parc naturel
régional ; le rôle de cet organisme . L'exemple du Parc naturel régional des Vosges du Nord . In : Actes du
colloque « Plantes sauvages menacées de France . Bilan et protection », Brest, 1987 . — 1989, pp . 287-296.
OBERDORFER (E .) . — Pflanzensoziologische Exkursionsflora . — 6° édition . — Stuttgart : Ulmer, 1990 . —
1050 p.
ROSE (F .) . — The epiphytic (corticolous and lignicolous) lichen flora of the Forêt de Fontainebleau . — Bulletin
de la Société botanique de France, 137, Lettres botaniques, n° 2/3, 1990, pp . 197-209.
TIMBAL (J .) . — Types forestiers d'Alsace . — Document INRA - ONF, 1985 . — 443 p.
WALTER (E .) . — Die Farnpflanzen der Umgebung von Zabern . — Mitt. Phil. Ges. Els . Lothr., 3, 5, 1907,
pp . 547-581.
WALTER (E .) . — Les Limites naturelles du Sapin dans les Vosges . — Annales de la Société d'Histoire lift.
scient . Club vosgien, NS, n° 5, 1939, pp . 93-103.
WILMANNS (O .) . — On forest preserves in the German Federal Republic . — Naturaliste can ., n° 104, 1977,
p p . 175-180 .
56
Fly UP