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économie forêt et OUI ! LA PRODUCTION DE BOIS

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économie forêt et OUI ! LA PRODUCTION DE BOIS
économie
et forêt
OUI ! LA PRODUCTION DE BOIS
DE QUALITÉ
EST UNE OPTION RAISONNABLE
POUR LE SYLVICULTEUR
H . POLGE
Al=
Les aspects économiques des problèmes de qualité du bois ne sont que très rarement abordés
dans la littérature forestière, et cependant tout sylviculteur devrait normalement s'interroger sur
l'intérêt qu'il peut avoir à mettre sur le marché des produits de haute valeur technologique, fûtce, comme c'est souvent le cas, au prix d'investissements accrus ou d'une perte de productivité.
Devant cette lacune, qui s'explique certes par la faible consistance des données de base
disponibles, par la complexité des phénomènes d'adaptation de l'offre à la demande liée aux
contingences de temps et d'espace de la production forestière, et par l'intervention, en sus des
facteurs d'ordre économique, de critères plus subjectifs tels que considérations esthétiques ou
caprices de la mode, on aurait aimé n'avoir qu'à se réjouir de la publication, dans le dernier
numéro 1988 de la Revue forestière française, d'un article intitulé : « Bois de qualité et qualité
des bois : quelques réflexions » (1) .
En ce qui me concerne, à une satisfaction initiale de voir aborder ces problèmes importants du
point de vue de la stratégie de la gestion forestière, a succédé in fine la crainte que beaucoup
de responsables de domaines boisés, séduits par un discours particulièrement brillant et habile,
n'en déduisent que, devant tant d'incertitudes, le mieux est d'appliquer à la sylviculture l'adage
populaire « dans le doute, abstiens-toi «, et concluent en d'autres termes : si l'on a vraiment
(1) Ch . BARTHOD . — Revue forestière française, n ' 6, 1988 . pp . 423-431.
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aussi peu de chances de voir une production de qualité trouver des débouchés plus rémunérateurs, autant faire du « tout-venant ,>
Si tel était le cas, on arriverait à un effet pervers dramatique, en ce sens qu'un article publié par
un haut responsable de l'Administration forestière, dans une revue éditée sous le patronage et
avec l'aide du ministère de l'Agriculture et de la Forêt, serait à l'origine d'une baisse de qualité
de la production nationale !
On pourrait certes objecter que le texte en cause comporte, comme le souligne la note de la
rédaction qui le précède, plus d'interrogations que d'affirmations, mais le danger en est-il réduit
pour autant ? On sait bien que la forme interrogative est la forme préférée des polémistes de la
presse écrite qui souhaitent critiquer un adversaire ou lui nuire, sur la base de données
incertaines, sans courir le risque de procès en diffamation ; une telle tactique suffit le plus
souvent pour que le doute s'installe dans l'esprit des lecteurs, et, de ce seul fait, l'objectif est
en grande partie atteint.
Je suis intimement convaincu que Barthod, dont tout le monde connaît et apprécie l'attachement
à la forêt et au bois, était, en cette affaire, animé d'intentions infiniment plus nobles, mais le
résultat peut très bien en être assez semblable en ce sens que, si l'on amène les divers acteurs
de la production forestière à douter, il y a de fortes chances pour que, face aux efforts accrus
que nécessite généralement la recherche de la qualité, ils soient tentés d'adopter une solution
de facilité, soit en laissant faire la nature de façon à réduire les investissements, soit en
orientant leurs efforts vers la production en masse de bois de qualité quelconque.
Je souhaiterais donc, comme y invitait d'ailleurs le Comité de Rédaction de la Revue, apporter
au débat ainsi engagé un certain nombre d'éléments de réflexion différents, s'appuyant si
possible sur des exemples concrets, et tendant à montrer que la recherche de la qualité doit
demeurer un objectif important de la sylviculture.
CARACTÈRE GÉNÉRAL OU INCONSTANT DES CRITÈRES DE QUALITÉ
Si effectivement la qualité n'est pas « une et indivisible ,>, il n'est sans doute pas tout à fait
exact de dire « qu'il n'existe pas de bois de qualité en dehors d'une référence à un marché ou à
un processus de préparation à la mise en marché
Une bonne stabilité dimensionnelle par exemple, liée à une faible rétractibilité, est un atout pour
la plupart des uti l isations du bois, aussi bien en structure que pour les autres emplois dans la
construction (menuiserie, parqueterie) ou dans le mobilier . Des résineux à forte proportion de
bois juvénile ou de bois de compression, qui ont un retrait longitudinal jusqu'à dix fois supérieur
au bois normal, ne peuvent que très difficilement être utilisés en charpente comme en menuiserie, en raison de leur déformabilité et des jeux importants qu'ils provoquent dans les assemblages ; or, en papeterie, ces mêmes bois ont un rendement en fibres considérablement réduit,
et posent des problèmes sérieux de défibrage du fait de leur teneur en lignine élevée . De même,
il a été montré que des feuillus à forte rétractibilité transversale donnent des panneaux de
particules sujets à des phénomènes de gauchissement et à des variations dimensionnelles
supérieures à la normale.
Une faible hétérogénéité de structure, aussi bien à l'intérieur des accroissements annuels
qu'entre accroissements ou entre arbres, est un critère favorable pour la plupart des emplois, en
raison des liaisons démontrées entre homogénéité et facilité d'usinage ou qualité des états de
surface des produits finis ; la seule exception notable est sans doute fournie par les utilisations
en papeterie où bois initial et bois final aux caractéristiques structurelles très contrastées
apparaissent comme complémentaires, le premier étant plus facile à raffiner grâce à ses
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membranes plus minces et donnant donc une meilleure cohésion entre fibres, tandis que le
second apporte une bonne résistance mécanique du fait de ses parois cellulaires plus épaisses.
Quant aux défauts ayant un caractère quasi universel, on peut citer en premier lieu la nodosité
qui diminue la charge limite à la rupture dans les emplois travaillant, qui rend difficiles tous les
types d'usinage, qui augmente considérablement les dépenses de destructuration des bois de
trituration et qui pose également des problèmes ardus de délignification à l'industrie papetière.
Un défaut comme la roulure, qui affecte une proportion très élevée des peuplements français de
Châtaignier, peut être considéré comme un vice rédhibitoire pour tous les emplois nobles de
cette essence, c'est-à-dire autres qu'en bois de feu ou de trituration, au point d'apparaître
comme le principal obstacle à une utilisation rationnelle de cette espèce, dont le bois serait par
ailleurs de toute première qualité, et dont l'accroissement en volume total, n'est, en France,
inférieur que d'un tiers à celui de l'ensemble des peuplements de Hêtre !
LES PROGRÈS DE LA TECHNOLOGIE, PALLIATIFS D'UNE DÉGRADATION DE LA QUALITÉ ?
Il serait particulièrement dangereux que, sous prétexte de ne pas « sous-estimer les interactions
(de la structure du bois) avec les technologies de transformation «, on en vienne, au contraire, à
en surestimer les conséquences possibles, au point qu'elles servent d'alibi à l'abandon de
techniques sylvicoles connues d'obtention de bois de qualité.
L'exemple choisi du Chêne de tranchage est, à cet égard, particulièrement démonstratif : le
principal trancheur européen de Chêne a effectivement eu l'idée, il y a une vingtaine d'années,
de débiter en placages des chênes à forte texture et accroissements larges, dont les prix de
vente sur pied lui paraissaient très attrayants ; cela s'est avéré possible grâce à quelques
modifications des paramètres d'usinage, mais, du fait des liaisons étroites qui existent entre
densité et rétractibilité du bois, les produits obtenus se déformaient considérablement au
séchage ; par suite, lorsqu'on voulait les coller sur leurs supports, il fallait, d'abord augmenter la
dose d'adhésif, puis poncer très fortement les parements pour supprimer les ondulations et
obtenir un état de surface à peu près satisfaisant ; enfin, pour être à même de réaliser ce superponçage sans risquer d'arriver par places à la disparition complète du placage, il fallait trancher
à 0,8 mm d'épaisseur, au lieu des 0,55 mm traditionnels . L'abaissement de 30 % de la surface
de placages obtenue à partir d'un même volume de bois sur pied, le surcoût entraîné par le
supplément de collage et par l'augmentation des temps de ponçage et de la consommation
d'abrasifs ont fait que cette tentative a été abandonnée, sauf cas exceptionnels de pénurie
grave dans l'approvisionnement en bois de qualité ou face à la nécessité de faire travailler les
trancheuses pour satisfaire des commandes urgentes de produits bas de gamme . On peut
observer d'ailleurs que la tendance actuelle est exactement contraire à celle-ci, puisque l'on
commence à trancher industriellement le Chêne au Japon en 0,3 mm d'épaisseur, ce qui,
naturellement, ne peut se faire qu'avec une matière première de toute première qualité . Rien ne
permet actuellement d'affirmer que l'industrie pourra un jour, grâce au perfectionnement des
machines et de leur mise en oeuvre, utiliser n'importe quel bois pour une fabrication donnée, et
il est sûr en revanche que, pendant longtemps encore, le meilleur produit fini sera obtenu en
appliquant les meilleures conditions d'usinage à une matière première d'aussi bonne qualité que
possible.
QUALITÉ DU BOIS ET SURVIE DES PEUPLEMENTS
En matière d'emploi en structure, on peut certes penser qu'il est possible de compenser une
insuffisance de caractéristiques mécaniques par une augmentation des équarissages ou une
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multiplication des éléments porteurs, mais, outre que cette occupation accrue de l'espace est
susceptible de causer d'autres problèmes de construction ou d'habitabilité, il ne faut pas oublier
qu'un arbre à faible résistance risque, plus que les autres, d'être cassé par le vent, donc de ne
pas atteindre son âge normal d'exploitabilité commerciale et de subir une perte importante sur
le volume utilisable par l'industrie.
Cette liaison intuitive entre structure du bois et survie des peuplements a été vérifiée dans des
comparaisons entre clones d'Hévéa sensibles ou résistants aux dégâts du vent, ou encore en
montrant que, dans un peuplement d'Épicéas, les individus cassés lors d'un fort coup de vent
avaient, à diamètre égal, une densité du bois significativement inférieure à celle des sujets
indemnes . Elle ressortait également des pourcentages d'arbres brisés par la tempête de novembre 1982 par rapport à la population totale des différentes essences dans les zones sinistrées du
Massif Central, en fonction de la densité moyenne de leur bois.
De la même façon, on a pu montrer que des défauts de structure, notamment au niveau du bois
initial, étaient responsables de l'apparition des fentes de sécheresse qui affectent les billes de
pied de certains résineux à croissance rapide sur de grandes longueurs, les rendant impropres à
la plupart des emplois autres que la trituration.
LA COMPARAISON DOUGLAS-GRANDIS
Concernant la qualité du bois en général, comment ne pas rappeler qu'au début des années 60,
le Douglas et le Grandis étaient à égalité dans les reboisements français ; la Recherche
forestière a alors montré que le premier était, de très loin, supérieur au second au point de vue
densité du bois, texture, résistance mécanique et cohésion interne . Dans toutes les stations où
les conditions écologiques sont également favorables aux deux essences, l'Abies grandis a dès
lors été, sinon totalement abandonné, à tout le moins réduit à la portion congrue, alors que le
Douglas connaissait une faveur tout à fait justifiée.
Qui donc aujourd'hui regretterait la prééminence de celui-ci dans les plantations résineuses de
notre pays, donc le choix qui a été fait, il y a une trentaine d'années uniquement sur des
critères de qualité du bois ? Quel propriétaire de peuplements de Grandis arrivant maintenant à
exploitabilité ne préférerait pas disposer d'une surface équivalente en Douglas, quels qu'aient pu
être les progrès des technologies de transformation intervenus entre-temps ?
VOLUME DISPONIBLE ET POSSIBILITÉS D'UTILISATION
Une assertion particulièrement dangereuse est celle qui consiste à dire, ou à laisser entendre,
que « les industries de transformation s'adapteraient toujours à un produit à transformer,
facilement disponible en grande quantité » . Le cas des châtaigniers à roulures a déjà été cité, et
on pourrait aussi mentionner celui des Hêtres nerveux qui, souvent, quelle que soit leur
abondance, n'ont comme débouché que le chauffage ou la trituration.
Si l'on sort de l'hexagone, comment ne pas évoquer les nombreuses essences de la forêt
tropicale humide inutilisées parce qu'ayant un bois trop abrasif, avec trop de contrefil, ou
affecté de contraintes de croissance trop élevées ? On en arrive ainsi à ne tirer parti que d'un
arbre de qualité sur un hectare ou plus, alors même que les voies d'accès et les infrastructures
diverses réalisées pour lui se trouvent déjà amorties et seraient disponibles pour valoriser le
reste des peuplements .
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UN EXEMPLE TIRÉ DE L'INDUSTRIE PRIVÉE
La Société Aracruz Cellulose au Brésil fournit un bon exemple d'intégration verticale ForêtIndustrie, produisant, à partir de 60 000 hectares d'Eucalyptus, 410 000 tonnes de pâte par an ;
ses responsables auraient parfaitement pu se contenter des gains particulièrement remarquables
de productivité en volume qu'ils ont obtenus par amélioration génétique (sélection d'individus
phénotypiquement supérieurs, multiplication végétative par bouturage, et nouvelle sélection des
individus supérieurs au sein de plantations comparatives de clones) . Tel n'a pas été le cas
puisqu'ils ont, au contraire, décidé de prendre en compte, lors d'une deuxième étape d'amélioration, pas moins de six critères de qualité du bois : rectitude du fût, élagage naturel, forme du
houppier, pourcentage d'écorce, infra-densité du bois et rendement en cellulose, et créé, à cet
effet, un véritable laboratoire de recherches sur la qualité des bois ! On pourrait certes objecter
qu'il s'agit, au cas particulier, d'une industrie forestière un peu marginale et d'une essence à
croissance très soutenue, donc permettant des retours sur investissements rapides . II est
cependant intéressant de noter que, dans un système régi par la maximalisation du profit,
l'amélioration de la qualité est considérée comme un objectif raisonnable et, par ailleurs, la
tendance actuelle à l'abaissement des âges d'exploitabilité fait que l'extrapolation à la forêt
française de l'exemple ci-dessus sera de plus en plus valable.
LA QUALITÉ DU BOIS FACE AUX FLUCTUATIONS DE LA DEMANDE
On doit déjà remarquer que la sylviculture à but économique est en elle-même un pari qui peut
se résumer par la question : l'homme continuera-t-il ou non à utiliser du bois dans les décennies
ou les siècles à venir ? On ne peut, bien entendu, rien affirmer de façon péremptoire, mais, en
observant les évolutions passées de l'offre et de la demande, un optimisme raisonnable devrait,
semble-t-il, prévaloir ; l'augmentation considérable de la surface des forêts depuis la Révolution
française, et l'accroissement encore plus important du volume produit grâce aux gains de
productivité, n'ont, en effet, pas empêché un écoulement normal de celui-ci, malgré la perte ou
la raréfaction de nombreux débouchés : bois de feu à usage industriel ou domestique, charbons
de bois (pour forges et verreries notamment), bois de marine, ossatures des bâtiments d'usine
ou maisons d'habitation, bois de mine, poteaux de lignes électriques, bois de charronnage,
tonnellerie, etc . . . ; le bois a toujours su trouver de nouvelles utilisations pour compenser, et audelà, les emplois ainsi perdus, qui représentaient parfois des volumes énormes
(30 000 000 stères de bois de feu en 1868 par exemple).
A une époque plus récente, on a vu le bois et ses dérivés résister avec succès à de nouveaux
concurrents tels que les plastiques dans des secteurs comme l'emballage, et l'on se souvient
encore des craintes qui saisirent les sylviculteurs dans les années 60, lorsque plusieurs exemplaires d'un journal japonais, puis un numéro de journal français furent imprimés sur du papier
plastique ; beaucoup frémirent à la pensée des conséquences directes (perte d'un débouché
quantitativement important) et indirectes (sort des premières éclaircies résineuses) qu'entraînerait l'abandon du bois comme matière première par l'industrie papetière ; on sait ce qu'il en est
advenu !
On peut également observer que le bois reconquiert parfois des parts de marché (meubles de
bureau, revêtements muraux, mobiliers de style), mais cela se situe, en général, dans les hauts
de gamme, et ce sont donc les bois de meilleure qualité qui sont concernés.
Les comptes-rendus annuels de vente de l'Office national des Forêts montrent d'ailleurs bien
que les bois de qualité supérieure résistent mieux à la baisse et profitent mieux des hausses de
cours que les bois de diamètre comparable de qualité courante.
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Enfin, l'épuisement progressif des ressources de la forêt tropicale en bois de choix laisse à
penser que les bois français de caractéristiques semblables (c'est-à-dire : bois sans nœud,
homogènes, et dotés d'une bonne stabilité dimensionnelle) seront de plus en plus recherchés.
CONCLUSIONS
Certaines des orientations actuelles de la sylviculture au sens large risquent d'entraîner une
dégradation de la qualité du bois : pour ne citer qu'un exemple, on tend nettement, dans les
peuplements résineux, à privilégier la production en volume, par l'amélioration génétique, par la
fertilisation, par la diminution de densité des plantations ou la réalisation d'éclaircies plus
vigoureuses ; or, des liaisons étroites existent entre la vigueur des tiges et la vigueur ainsi que la
durée de vie des branches ; de ce fait, la densité et le diamètre des noeuds, et aussi le
pourcentage de bois juvénile aux très médiocres caractéristiques technologiques, augmentent
dramatiquement lorsque n'est pas apporté le seul correctif possible, c'est-à-dire l'élagage de
branches vivantes sur la partie la plus valorisante de la bille de pied.
S'il ne saurait être question de revenir à la sylviculture de grand-papa, ou de dire que la valeur
technologique doit toujours être considérée comme un critère de sélection prioritaire, tout au
moins serait-il souhaitable que l'on recherche systématiquement le meilleur compromis possible
entre production en volume et qualité du bois.
Pour cela, il faudrait que les responsables forestiers, convaincus de l'intérêt stratégique d'une
production de qualité, s'en fassent les défenseurs, en en montrant tous les atouts et en
s'efforçant, malgré les difficultés, de faire sauter les verrous qui s'opposent parfois à une juste
prise en compte de celle-ci par les acheteurs.
À cet effet, devraient être puissamment encouragés :
— les recherches en économie forestière en général, et notamment celles concernant les
mécanismes de confrontation de l'offre et de la demande dans les approvisionnements des
industries du bois ;
— les recherches sur les liaisons entre propriétés intrinsèques du bois et aptitudes aux
différentes catégories d'emploi ;
— les études sur le déterminisme de certains défauts importants : gélivure, roulure, fibre
torse, . . ,
— les essais tendant à connaître pour les divers critères de qualité, et pour les principaux
défauts, les seuils de tolérance au-delà desquels les produits obtenus seraient, à juste titre,
déclassés.
Enfin, mais le sujet est délicat en forêt soumise, sans doute faudrait-il trouver un mode de vente
permettant à l'acheteur de connaître, mieux qu'il ne le peut actuellement, la qualité du bois des
lots mis sur le marché au moment d'établir ses offres de prix .
H . POLGE
Ancien Directeur de la Station de Recherches
sur la Qualité des Bois
26, rue de Cronstadt
54000 NANCY
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