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chronique internationale FORESTIÈRES ISRAËL

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chronique internationale FORESTIÈRES ISRAËL
chronique
internationale
PLANTATIONS FORESTIÈRES
EN ISRAËL
TECHNIQUES ET RÉALISATIONS
J . ARNOULD
Depuis le début du siècle et, plus encore, depuis la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël
en 1948, le KKL (1) poursuit une politique de reboisement du territoire israélien qui, avec un
accroissement annuel de la surface forestière de 2 500 ha environ à l'heure actuelle, permet à
Israël de posséder aujourd'hui 110 800 ha de forêts (5 % du territoire, territoires dits occupés
non comptés), dont 40 000 d'origine naturelle et 70 800 d'origine artificielle (cf . figure 1).
Malgré tout l'intérêt porté aux zones de forêts naturelles, le mot d'ordre de la foresterie
israélienne est actuellement « créer des surfaces forestières ,, . Nous nous proposons de présenter ici les techniques mises en oeuvre, depuis la pépinière jusqu'aux premières années d'installation sur le terrain ; nous conclurons par l'évocation de quelques réalisations.
LES PÉPINIÈRES EN ISRAËL :
PRÉSENTATION, TECHNIQUES EMPLOYÉES
Les forestiers israéliens, publics et privés, disposent à l'heure actuelle de 9 pépinières (2 pour la
région Nord, 3 pour la région de Haïfa, 2 pour la région Centre et 2 pour la région Sud) . Ce
nombre devrait diminuer, pour être ramené à une seule installation par région . Leur production
reste très variable : 300 000 plants/an pour la pépinière d'Afula (Nord), 600 000 plants/an pour
(1) Le KKL — Keren Kayemeth Leisrael ou Fonds national juif — a été créé, en 1901, pour acquérir progressivement les terres
d'Israël ; il est actuellement l'agent exclusif du développement foncier, tant agricole et forestier qu'industriel et urbain, pour le
pays . Le département forestier du KKL s'appuie sur une administration décentralisée en 4 divisions territoriales : région Nord (ville
de Zefat), région de Haïfa, région Centre (ville de Eshtaol) et région Sud (ville de Gilat) . La recherche forestière dépend du
ministère de l'Agriculture .
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celle d'Ofer (Haifa), 1 000 000 plants/an pour celle de Gilat (Sud), toutes essences et variétés
confondues, y compris celles à vocation ornementale — pour Gilat, 160 différentes — ; il faut en
effet tenir compte des stations, de la politique forestière, voire des sensibilités à certaines
formes actuelles de dépérissement.
La production en pépinière présente actuellement trois objectifs : un nombre suffisant de plants
pour les afforestations en cours (quitte à avoir des surplus . . . faute de crédits pour la plantation !), des espèces adaptées aux diverses conditions naturelles du pays, un coût minimal.
Pour assurer la campagne de plantation de l'année suivante (de novembre à mars, suivant les
régions et le calendrier des précipitations), les semis ont lieu en décembre .
0
Une forêt de 4 mois (arbres sortant de la pépinière)
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Figure 1
LOCALISATION
amr^
DES
QUATRE RÉGIONS FORESTIÈRES DU KKL, DE
LEUR CENTRE ADMINISTRATIF RESPECTIF,
DES
PÉPINIÈRES ET
DES ZONES DE REBOISEMENT DE L'ÉTAT
D'ISRAËL
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pépinière
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centre d'une région forestière
zone de
reboisement
isohyète
200 mm
50km
À l'heure actuelle, les plants peuvent se présenter sous deux formes : en potet ou à racines
nues . Le choix entre les deux techniques s'opère, en première instance, d'après la sensibilité de
l'essence ou de la variété : Pinus pinea doit ainsi être implanté en potet alors que Pinus
halepensis et brutia supportent l'implantation à racines nues ; de plus, cette dernière méthode
n'est valable que pour des zones à précipitations annuelles supérieures à 300 mm.
Si aucune amélioration décisive n'a été apportée au système de plants en potet, des innovations
sont apparues dans l'obtention des plants à racines nues . Jusqu'à présent, ceux-ci provenaient
de conteneurs peu pratiques (25 x 25 x 15 cm), en particulier lors de la nécessaire taille des
racines . La méthode récemment testée consiste à semer les graines en « pleine terre », en
l'occurrence, des bandes de sol stérilisées au méthyl bromyte et mises sous film plastique ;
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ensuite, un sous-solage régulier permet de limiter l'extension verticale du chevelu racinaire et
d'en favoriser le développement horizontal . Lors de l'utilisation des plants, leur séparation sera
aisée ; pour leur transport, il suffira d'utiliser de la sciure humidifiée . D'un point de vue
économique, le gain par rapport aux méthodes antérieures d'obtention de plants à racines nues
serait d'environ 25 %.
Ces techniques s'appliquent, en premier lieu, aux plants de conifères ; les Eucalyptus, outre une
coupe des racines et des branches, exigent une plus grande attention quant à l'alimentation en
eau ; quant à l'Olivier, son bouturage est effectué sur table chauffante, avec des aspersions
régulières.
LE CHOIX DES ESSENCES DE (RE)BOISEMENT
Le bon choix des espèces d'arbres à utiliser en fonction des stations est primordial . Il se base
sur trois opérations : l'étude bibliographique, les tests « écophysiologiques » et les essais sur le
terrain.
L'étude bibliographique s'attache bien entendu aux recherches effectuées dans des zones
climatiquement et pédologiquement analogues.
Pour les essences ou les variétés les plus importantes, il pourra être nécessaire de procéder à
des tests concernant les réactions de celles-ci aux conditions extrêmes (salinité, déficits
hydriques, températures minimales ou maximales . . .) . De telles opérations, conduites en laboratoire ou in situ, sont évidemment coûteuses.
Enfin, viennent les essais en arboretum, en différents « plots
voire en plantations pilotes.
Depuis 25 ans, Pinus halepensis est la variété la plus utilisée dans les plantations pour les zones
de collines ; résistant à la sécheresse, pouvant croître sur des sols pauvres, soumis à l'érosion
ou riches en carbonates, le Pin d'Alep présente une bonne croissance durant les vingt premières
années, produisant du bois d'oeuvre ; ses défauts résident dans la médiocrité de sa forme et,
surtout, sa sensibilité aux attaques de Matsucoccus josephi.
Tel n'est pas le cas de Pinus brutia qui est actuellement préféré à Pinus halepensis à cause de
cette résistance, les autres caractéristiques étant assez semblables.
Pour la constitution des brise-vent, les forestiers utilisent surtout
(variété horizontalis de préférence à stricta).
Cupressus sempervirens
Dans les zones semi-arides et arides, les arbres locaux sont essentiellement Tamarix articulata et
Acacia cyanophylla (introduit antérieurement) . Cependant, grâce aux programmes de recherches
actuels, treize variétés d'Eucalyptus et deux d'Acacia sont en voie d'introduction à grande
échelle, sur des terrains sableux ou loessiques, essentiellement des dépressions et, lorsque
l'alimentation hydrique l'autorise, des terrasses, voire des pentes.
LES TECHNIQUES DE PLANTATION
Elles sont bien entendu tributaires des conditions écologiques.
La rapide mécanisation de l'agriculture locale a largement contribué à celle de la foresterie.
Cependant, la partie Nord du pays en a moins profité, par suite de la pente, souvent trop
marquée, des terrains et de la présence d'éléments pierreux ; dans le Sud, le facteur hydrique
sera prépondérant par rapport au facteur mécanique, quant aux techniques à employer.
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La méthode la plus courante en Israël (tant au Nord qu'au Sud) est celle dite de la « taupinière »
(molehill) (cf . figure 2) ; simple dans sa mise en oeuvre, elle permet de recueillir suffisamment
d'eau pour assurer de façon naturelle le développement des plants et ainsi de limiter aux
« jardins forestiers » du Sud l'utilisation de l'irrigation . Les « taupinières » sont disposées en
quinconce, de manière à éviter les phénomènes d'érosion.
Figure 2
COUPE TRANSVERSALE
D'UN POINT
DE PLANTATION
EN a TAUPINIÈRE »
(la partie hachurée indique
la zone travaillée en plus
de la terre ajoutée)
Source : D. Heth
Dans les zones arides à végétation très réduite, les seules plantations possibles sont de type
linéaire, le long de systèmes de drainage permanents ; cependant, il est parfois possible de
suivre la topographie locale, en l'occurrence les zones basses des cuvettes où des quantités
importantes d'eau peuvent être rassemblées . . . et donc des plantations effectuées ; il s'agit des
limans (du grec limne : marais).
Le rapport surface plantée/surface de collecte des eaux varie de 1/20 à 1/50, suivant les
conditions climatiques et pédologiques.
De tels limans se trouvent en particulier dans la région de Beer-Sheba (une trentaine le long
d'environ 35 km de route) ; la région du Néguev en possède au total environ 300, créant ainsi un
véritable réseau de « greenspots » dans le désert.
Enfin, s'inspirant de techniques utilisées par les forestiers finlandais et suédois, des essais de
semis sous des potets plastiques renversés (qui seront enlevés une fois l'apparition des plants)
ont été réalisés en Galilée et en Judée ; les résultats ont été tout à fait concluants puisque les
taux de survie obtenus, dans ces zones de terra rossa et de rendzine, pour un total de
précipitations annuelles de 400 mm, étaient compris entre 70 et 90 %.
Les avantages d'une telle technique ne seraient pas négligeables : un développement racinaire
amélioré, une absence de « stress » de transplantation, la possibilité de semer plusieurs graines
sous un même potet (et de sélectionner ensuite), une mécanisation possible et, globalement, une
diminution de moitié du coût d'implantation.
En contrepartie, les individus ainsi obtenus sont plus petits, au même âge, que ceux issus de
plants de pépinière et nécessitent donc davantage de suivi ultérieur.
DENSITÉS DE PLANTATION ET D'ÉCLAIRCIE
Les forêts plantées en Israël durant la première moitié de ce siècle l'ont été par des forestiers
européens, formés dans des zones tempérées (Grande-Bretagne, Allemagne ou Europe de l'Est) ;
cela explique les fortes densités de plantation alors utilisées : de 2 500 à 4 000 plants/ha ; même
en zone aride, les chiffres demeurent élevés : 1 200 plants/ha à Beer-Sheba
Depuis, les forestiers se sont « acclimatés » et ont dû reconnaître que de telles densités ne
permettaient pas un développement racinaire et foliaire individuel suffisant . . . d'où les signes de
dépérissement trop souvent constatés .
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Les densités de plantation des conifères ont donc été réduites : de 1 500 plants à 2 000 plants/ha
pour les régions les plus arrosées, à 400 pour les zones plus arides ; les Eucalyptus sont plantés avec
des densités variant de 600 à 2 000 plants/ha, suivant les cas . Donnons quelques exemples :
— en Galilée : Pinus et Quercus à 1 350 plants/ha ;
— dans la région de Lod, Casuarina à 1 250 plants/ha ;
— dans le Néguev, Eucalyptus à 820 plants/ha (encore trop élevée).
Ceci implique donc la prise en compte des conditions climatiques et pédologiques, même si la
physionomie des nouvelles plantations peut surprendre les esprits « européens » . . . mais les
arbres en boule sont de fait une caractéristique de ces types de climat . De plus, des écartements plus importants facilitent les opérations de désherbage et de nettoiement.
Remarque : il ne faut pas pour autant oublier la gestion des peuplements issus des premières
plantations à trop forte densité, pour lesquels les densités d'éclaircie ne sont pas toujours
évidentes à définir ; quelques recherches s'attachent à cette question, en particulier, en BasseGalilée.
LES TRAITEMENTS APRÈS PLANTATION
Une mortalité importante peut suivre la plantation, soit pour des causes climatiques, soit pour
des raisons liées aux opérations de plantation elles-mêmes . II est souvent possible de remplacer
les plants morts durant la même saison ou la suivante, mais une telle opération demeure trop
coûteuse voire hasardeuse, si les causes de mortalité sont plus d'origine naturelle qu'humaine.
En zone aride, un des facteurs principaux de mortalité est bien entendu le manque d'humidité
du sol . II est souhaitable de planter dès que le sol est humide ; en cas de retard excessif des
précipitations, il est toujours possible de recourir à des arrosages des plants, mais une solution
aussi coûteuse doit être justifiée.
S'y ajoute la concurrence herbacée qui doit être éliminée mécaniquement ou chimiquement
durant les deux ou trois premières années . Par exemple, trois kilos à l'hectare de simazine en
octobre permettent d'empêcher l'apparition de mauvaises herbes durant une saison de végétation.
Quant à la cohabitation avec les animaux domestiques (chèvres et chameaux), elle ne peut être
envisagée que 5 à 10 ans après la plantation.
Dans ces zones arides, les insectes néfastes aux arbres demeurent relativement rares et, le plus
souvent, spécifiques . Il y a malheureusement une exception : une sauterelle, Schistocera gregaria, peut détruire toute la végétation sur de vastes zones bordant le désert.
QUELQUES RÉALISATIONS
Promouvoir une forme de forêt productive
Il existe à l'heure actuelle environ 10 000 ha de terres, soit marginales, soit abandonnées par
l'agriculture, susceptibles de recevoir des peuplements forestiers à but de production . Les
efforts portent d'une part sur les moyens d'incitation (au niveau des agriculteurs et des
kibboutzim) et, d'autre part, sur les aspects techniques.
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Forêt de pins en Galilée
Comme essences à croissance rapide, les forestiers se tournent vers les conifères, pour le bois
d'oeuvre, et les Eucalyptus, pour la biomasse (cf . programme de sélection américano-israélien
BARD).
Protéger les cultures et les sols
Nous retiendrons deux types de plantation.
Le premier consiste en des lignes de brise-vent et en ceintures forestières, fréquentes dans les
pays méditerranéens . Dans le Nord et le Centre de l'État d'Israël est surtout utilisé Cupressus
sempervirens ; dans les régions plus arides voire plus ' salées seront employés de préférence
Casuarina glauca, Acacia salicina ou Tamarix ; par contre, Eucalyptus camaldulensis sera le plus
souvent évité à cause de son système racinaire qui pourrait concurrencer les cultures à
protéger . Contrairement à l'habitude forestière, ces plantations sont souvent irriguées afin
d'augmenter la croissance . Près de 250 km de brise-vent ont ainsi été plantés dans la région du
Néguev . Un écartement adéquat entre les rangées (15 à 20 fois la hauteur des arbres) permet
d'accroître notablement la production agricole (jusqu'à 40-45 %).
Le second type de protection concerne la colonisation des « wadis ces cours d'eau temporaires qui entraînent de fortes érosions du sol ; ces véritables plaies sont particulièrement
fréquentes dans le Néguev et en augmentation, alimentées qu'elles sont par les excédents d'eau
d'irrigation . Pour les maîtriser, les forestiers procèdent à des plantations en ligne sur les zones
plates et pied par pied sur les pentes (technique de la taupinière) . Là encore, par suite de la
proximité fréquente de cultures, les essences choisies ne devront pas risquer de les concurrencer.
Fournir des lieux de détente pour la population urbaine
Sans atteindre pour autant l'évolution spectaculaire de la fréquentation des parcs nationaux
nord-américains (citée en référence par un forestier), l'intérêt porté par chaque Israélien aux
zones boisées en tant que lieux de détente n'a cessé de croître depuis quelques décennies, si
bien que nous pouvons parler d'une certaine politique forestière de récréation.
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Les réalisations achevées, en cours ou en projet, sont nombreuses ; pour la partie Nord du pays,
la plus peuplée, nous évoquerons les aménagements entrepris dans les maquis de Chênes de la
région du Carmel . Dans la région de Beer-Sheba, le parc d'Echkol a une surface de 300 ha dont
170 plantés d'arbres ; l'irrigation, ici nécessaire, est assurée par des forages amenant de l'eau
salée . À proximité, un nouveau parc de 800 ha est en cours d'implantation, à partir d'un noyau
de quelques hectares (avec des Acacias et des Tamarix), alimentés en eau par recueil des
précipitations.
Une grande variété écologique, sur une surface réduite, qui conduit à une variété des essences,
des techniques, des politiques : telle est déjà l'originalité des réalisations présentées ici . . . Mais
elle est peut-être aussi à rechercher dans un contexte plus large, qui est celui du projet même
de l'État israélien : reconstituer un manteau forestier le plus vaste possible . . . Cela passe par
l'élaboration d'une véritable politique forestière, dont nous avons évoqué les facettes en présentant quelques réalisations.
Nous concluerons en citant une invitation du KKL :
« Lorsque vous plantez un arbre en Israël, vous exprimez plus que ce que les mots peuvent
dire : vous vous identifiez à Israël et tout comme votre arbre vous remettez sa terre en valeur
J . ARNOULD
Ingénieur civil du GREF
7, avenue Salomon
59800 LILLE
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