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LA TÉLÉVISION COMME LIEU DE RECONNAISSANCE : Marie-France Malonga

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LA TÉLÉVISION COMME LIEU DE RECONNAISSANCE : Marie-France Malonga
Marie-France Malonga
Institut français de presse (IFP), Université Paris II
LA TÉLÉVISION COMME LIEU
DE RECONNAISSANCE :
LE CAS DES MINORITÉS NOIRES EN FRANCE
Depuis peu de temps, le terme de minorité s'est
imposé en France pour désigner les personnes d'origine
étrangère, et plus particulièrement celles d'origine
extra-européenne (Afrique, Maghreb, Asie). Ce
concept, familier aux Anglo-Saxons, permet ainsi de
s'affranchir des termes traditionnellement employés en
France comme « personnes issues de l'immigration » ou
encore « immigrés de là deuxième ou troisième
génération», qui attribuent à défaut une qualité
d'étranger à des individus pour la plupart français tant
d'un point de vue administratif que culturel et identitaire. Cette «nouvelle» terminologie a par ailleurs
l'avantage de pouvoir englober directement dans la
réflexion sur les problèmes d'exclusion et de discrimination les personnes issues de l'outre-mer qui sont aussi
susceptibles d'affronter de telles situations à cause de
leur origine ethnique souvent visible.
Le sociologue Didier Lapeyronnie (1997) distingue
deux « figures de l'immigré » dans les sociétés d'Europe
occidentale. Tout d'abord, il existe celle de « l'étranger »,
autrement dit un individu qui a migré dans un autre
pays que le sien, s'inscrivant donc dans un processus
HERMÈS H, 2008
d'intégration puisqu'il doit adopter une nouvelle
culture, d'autres codes et d'autres valeurs. Le statut de
« la minorité » est tout autre puisqu'il s'agit là d'un individu - souvent originaire des anciennes colonies - déjà
socialisé et « profondément intégré » (Lapeyronnie,
1997, p. 261), soit parce qu'il est né dans la société où il
habite, soit parce qu'il y est installé depuis très longtemps. L'individu minoritaire a la particularité ambiguë
d'être « à la fois comme tout le monde, sans être manifestement comme tout le monde » {idem, p. 262). Effectivement, il est totalement intégré au sein de la société,
mais il souffre de stigmatisation parce qu'il « continue
de porter le signe d'une "différence" non integrable par
la majorité de la population [...] : un nom, une religion,
une couleur de peau, une histoire, une appartenance
ethnique... » {idem, p. 260-261). La minorité s'inscrit
dans un rapport de pouvoir, elle subit une domination
sociale et politique, qui commence par celle de ne pas
avoir le contrôle de sa représentation, de son identité,
construite par la société majoritaire. L'individu minoritaire cherche donc à être reconnu comme un citoyen à
part entière.
161
Marie-France Malonga
Parler aujourd'hui de minorités ethniques ou visibles
montre aussi que la société française se trouve, depuis le
début du XXI siècle, face à un nouveau débat. La question de Yintégration, qui renvoie indéniablement à la
problématique de « l'étranger », s'éclipse au profit du
problème de la reconnaissance d'un certain nombre de
citoyens français qui constituent une frange minoritaire
du corps social. Dans ce contexte, la question de la
représentation au sein de l'espace public et médiatique
constitue un enjeu central dont le petit écran, en tant
que média dominant, semble inévitablement au cœur.
En témoignent les actions récentes de plusieurs associations de minorités luttant pour une meilleure reconnaissance sociale des Français d'origine africaine,
antillaise, maghrébine ou asiatique, dont le combat s'est
largement centré sur la dénonciation de leur « exclusion
télévisuelle » (Malonga, 2006) .
e
1
La télévision comme
« lieu de reconnaissance »
Selon le philosophe Tzvetan Todorov, tout être
humain aspire à la reconnaissance, précisant : « Ce qui
est universel, et constitutif de l'humanité, est que
nous entrons dès la naissance dans un réseau de relations inter-humaines, donc dans un monde social ; ce
qui est universel est que nous aspirons tous à un sentiment de notre existence» (Todorov, 1995, p. 115).
Selon le même auteur, « la reconnaissance atteint
toutes les sphères de notre existence » et peut même
venir d'un « autrui anonyme [ou] impersonnel »
{idem, p. 106 et 180). On peut donc faire l'hypothèse
qu'elle touche aussi la télévision, cet « autrui
anonyme », ce média prédominant occupant une si
grande place dans la vie comme dans l'environnement
culturel des individus.
162
Par ailleurs, d'après l'analyse d'Annabelle Klein et
Philippe Marion (1996, p. 47), «les lieux de reconnaissance sont aussi nombreux que diversifiés. Les phénomènes de reconnaissance sont présents dans toute interaction sociale, dont les médias ». Ainsi, la télévision peut
être appréhendée comme un « lieu de reconnaissance ».
Une enquête qualitative effectuée auprès d'un
échantillon de 43 téléspectateurs d'origine africaine et
antillaise, majoritairement français (37), aux profils très
diversifiés autant sur le plan de l'âge, du sexe que du
milieu socioprofessionnel, permet de conforter cette
hypothèse . En effet, les trois quarts des minorités
noires interrogées (33) ont fait part de l'importance que
revêtait pour elles leur propre représentation à
l'antenne. Se voir ou non à l'écran constitue pour la
grande partie des enquêtes une préoccupation permanente, amorcée généralement depuis le plus jeune âge.
Les propos de Muriel, une Quadeloupéenne de
30 ans, commerciale, en donnent une bonne illustration :
« Ce qui est curieux, c'est que chaque fois... que ce soit
dans les feuilletons américains ou français... dès que y'a
des représentants de la communauté noire, mon réflexe,
c'est que je m'y intéresse tout de suite. C'est tout de
suite, mon attention, elle est captée ! » Serge Proulx et
Danièle Bélanger (2001, p. 129), dans leur enquête
auprès de téléspectateurs issus des minorités au
Québec, ont aussi noté l'importance que revêtait pour
ces populations leur présence à l'antenne. Ils précisent :
« De l'ensemble des communautés linguistiques constituant notre échantillon - arabophone, créole, hispanophone, portugais et vietnamien - ce sont les Noirs
(créoles) qui se disaient [...] attirés parla représentation
de leur propre communauté dans une émission, même
après plusieurs années de séjour. [...] Cette présence de
représentants suscite [...] une attention supplémentaire
de leur part. »
Le besoin de reconnaissance au prisme du petit
écran est d'autant plus important qu'on connaît le peu
2
HERMÈS 51 2008
La télévision comme lieu de reconnaissance : le cas des minorités noires en France
de place généralement laissée à l'antenne aux populations issues des minorités sur les chaînes de télévision
françaises (CIEMI, 1991 ; CSA, 2000 ; Rigoni, 2007).
S'ajoute à cette situation, une représentation souvent,
stigmatisée, caricaturale et dévalorisante véhiculée
depuis toujours sur les écrans (Malonga, 2007 ; Rigoni,
2007) .
3
Télévision et identité
Les psychosociologues s'accordent aujourd'hui
pour définir l'identité, autrement dit la définition de soi,
comme un phénomène modulable et évolutif, en
constant devenir. Edmond Marc Lipiansky (1998,
p. 26) rappelle effectivement que « l'identité se modifie
tout au long de l'existence. [...] La construction identitaire apparaît comme un processus dynamique, marqué
par des ruptures et des crises, inachevé et toujours
repris ». Et David Le Breton (2004, p. 65) ajoute :
« L'homme ne cesse jamais de naître. » Ces incessantes
redéfinitions de soi sont notamment activées par les
phénomènes de reconnaissance qui « jouent [... ] à la fois
un rôle d'actualisation, d'extériorisation et d'expression
de l'identité » (Klein et Marión, 1996, p. 46). En tant
que lieu de reconnaissance, 1'« autrui symbolique » que
constitue le petit écran joue alors un rôle dans la définition de soi, constitue une sorte de « mise à jour
identitaire », « les médias modifiant] considérablement les positionnements identitaires non seulement
pendant l'interaction médiatique mais aussi après »,
précisent Annabelle Klein et Philippe Marión {idem,
p. 46 et 57-58).
Etant donné la prédominance des images caricaturales et dévalorisantes des minorités au petit écran, on
peut s'interroger sur leur rôle dans la construction identitaire des individus concernés, ainsi que dans leur
HERMÈS 51 2008
regard sur eux-mêmes et leur estime de soi. Notre intérêt se porte particulièrement sur les stratégies identitaires mises en place par ces individus pour gérer les
assignations d'images télévisuelles négatives dont ils
sont l'objet, ces dernières se faisant largement l'écho de
leur représentation sociale. Selon le psychosociologue
Carmel Camilleri (1990), lorsqu'il existe un décalage
entre Y identité sociale des minorités - souvent dépréciée - et leur identité personnelle (la façon dont elles se
définissent elles-mêmes), ces dernières mettent en place
des stratégies identitaires ou réactions défensives dans le
but de rendre leur système identitaire plus cohérent et
de rehausser leur propre valeur. Cette conception de
l'identité s'inscrit dans une perspective interactionniste,
dans la mesure où elle considère que les individus possèdent une certaine marge de manœuvre dans la définition des situations auxquelles ils s'ajustent au cours des
interactions. L'individu a donc la capacité de « construire
une nouvelle conception de soi-même», d'effectuer
toujours des « remaniements identitaires » (Le Breton,
2004, p. 61,68 et 69).
Notre enquête a montré que les minorités noires
étaient capables de mettre en œuvre diverses stratégies
identitaires mais nous mettrons l'accent ici seulement
sur deux d'entre elles qui nous paraissent intéressantes.
De l'intériorisation
à la recomposition
Un premier type de stratégie ou réaction défensive
chez presque tous les enquêtes (39) est celle de l'intériorisation qui consiste pour l'individu à s'approprier et
reproduire - souvent malgré lui - l'image ou l'identité
prescrite parla société (Malewska-Peyre, 1990, p. 119).
Considérant que l'image télévisuelle des minorités reste
en résonance avec leur propre représentation sociale, on
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Marie-France Malonga
en déduit que la façon dont le petit écran met en scène
les minorités revêt une certaine « efficacité symbolique »
(Le Breton, 2004, p. 81, 84, 85), autrement dit un étiquetage social assez fort pour imposer des identités souvent négatives aux populations noires. Les images virtuelles s'avèrent alors « efficaces » dans leur imposition
du sens. L'intériorisation la plus frappante chez plus de
la moitié des enquêtes (23) reste celle de la mauvaise
image sociale des Noirs, conduisant manifestement à un
manque d'estime de soi. En témoigne notamment le discours porté sur les professionnels de la télévision issus
des minorités noires, passant à l'antenne.
Les propos que certains enquêtes tiennent à leur
égard sont souvent emprunts d'une rare violence
comme ceux d'Astou, une étudiante sénégalaise de
22 ans : « Y'a Pépita, une [...] potiche sur France2 !
[...] Y'a un autre connard sur la Six [Magloire], avec
Mikaël Young. [...] Y'a que des potiches, des clichés,
quoi ! [...] Y'a Mouss Diouf dans Julie Lescaut, mais
bon, franchement je sais pas s'il faut le filmer parce que
lui aussi, c'est une grosse tare, c'est une grosse tare, pour
nous les Noirs. [...] Heureusement qu'on lui tend pas
un micro, qu'on l'invite pas pour qu'il raconte ses
conneries ! Sinon, ce qu'on voit surtout en fait comme
Noirs à la télé, [...] c'est des sportifs, des chanteurs, des
gros nazes... »
Une autre stratégie adoptée par certains enquêtes
(11) est particulièrement intéressante parce que les
médias se trouvent au cœur même de son élaboration :
celle qui consiste pour les minorités à recomposer leur
identité à partir d'une culture américaine appréhendée
uniquement par la médiation audiovisuelle, en prenant
pour modèle d'identification les Noirs américains aperçus notamment sur les écrans. En mal de figures positives auxquelles se référer dans le contexte social et
médiatique français, ces enquêtes - surtout des jeunes
hommes diplômés du supérieur - vont chercher dans les
biens culturels à leur disposition, fabriqués outre-
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Atlantique (téléfilms, séries, cinéma, musique, presse
magazine, etc.), des gens qui leur ressemblent, dans des
postures de premier plan, afin d'augmenter leur image
et estime de soi dans leur processus de construction
identitaire.
En témoignent les propos de Kodjo, un programmeur-développeur en informatique de 29 ans, d'origine
togolaise et guadeloupéenne, pour qui les stars noires
américaines aperçues dans son enfance au petit écran
ont joué un rôle important : « Quand j'étais très jeune,
je trouvais ça bien qu'il y ait Arnold et Willy, [...]
[Michael] Jackson sur Thriller. Ça fait partie de mon
enfance. Ce sont des choses positives. Ce sont des rêves.
C'est une boîte à rêve, la télévision, c'est une boîte à illusion. [...] Quand je regardais Thriller ou Lionel Richie
ou n'importe qui dans les années 84, à la télé, [...] pour
moi, c'était du rêve de voir ces clips. Et c'est d'autant
plus vrai avec Prince, [...] parce qu'il donnait une autre
image de l'homme noir, une image d'un homme plus
humain, moins stéréotypé. [...] Cette personne m'a fasciné. Donc, la télévision a eu un effet de fascination sur
moi, je rêvais avec elle, avec des symboles, avec des
icônes : Jackson, Prince, et surtout Prince. »
L'attraction, voire la fascination, pour les Noirs
américains dépassent de loin les 11 personnes distinguées, puisqu'elle concerne largement la plupart des
enquêtes pour lesquels ceux qui leur ressemblent de
l'autre côté de l'Atlantique bénéficient d'une image particulièrement positive, entraînant par la même occasion
chez eux une vision plutôt enchantée de l'Amérique,
considérée comme la terre de « tous les possibles ».
Conclusion
La stratégie de recomposition identitaire à partir
du modèle noir américain montre non seulement que les
HERMÈS 51, 2008
La télévision comme lieu de reconnaissance ; le cas des minorités noires en France
médias peuvent être une ressource importante pour
l'action, mais aussi combien les individus sont capables
d'être aussi actifs que créatifs, en tant qu'acteur social
comme téléspectateur. Cependant, il faut relativiser
cette marge de manœuvre laissée aux individus minoritaires, qui restent toujours dépendants des règles du jeu
et des représentations imposées par la culture majoritaire, notamment à la télévision. Ce sont celles-ci qui
doivent maintenant changer en s'ouvrant davantage à
l'Autre, en sortant de la caricature pour aller vers la
complexité. Si la façon dont le petit écran met en scène
quotidiennement les minorités influence en partie leurs
propres imaginaires collectifs, alors faire entrer ces
populations dans « la normalité » en les insérant tout
simplement dans le « déroulement du film de la vie » ,
devient un enjeu de société.
4
NOTES
1. Le Collectif Égalité, créé par la romancière francocamerounaise Calyxthe Beyala, et le Club Avenues, fondé par
Amirouche Laïdi (un ancien journaliste, d'origine maghrébine),
sont, par exemple, les premières associations à avoir dénoncé au
tournant de l'année 2000, le déficit de représentation télévisuelle des minorités, imposant dès lors la question dans le débat
public.
2. Cette enquête a été effectuée dans le cadre de notre thèse de
doctorat. Les entretiens se sont déroulés dans Paris et sa
banlieue entre 2002 et 2004. Voir Marie-France MALONGA,
Minorités ethniques et télévision française ; de la représentation à
RÉFÉRENCES
CENTRE D'INFORMATION ET D'ÉTUDES SUR LES MIGRATIONS INTERNA-
(CIEMI), Présence et représentation des immigrés et des
minorités ethniques à la télévision française, enquête ARA, Paris,
CIEMI, 16-30 octobre 1991, 92 p.
TIONALES
(CSA), Présence et représentation des "minorités visibles" à la télévision française, Paris, rapport
interne non publié, septembre 2000, 152 p.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'AUDIOVISUEL
}
3. Depuis 2000, suite à la pression de diverses associations de
minorités et à une modification des cahiers des charges des
chaînes publiques et des conventions des chaînes privées, initiée
par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, les diffuseurs ont pris
conscience du problème et ont fait en sorte de faire apparaître
plus de minorités ethniques sur les antennes mais les évolutions
restent toutefois mesurées.
4.
Cette expression est empruntée à l'écrivain Tahar Ben Jelloun
dans sa préface à Claire FRACHON et Marión VARGAFTIG, Télévisions d'Europe et immigration, Paris, INA/Adec, 1993, p. 11.
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