...

NOUVELLES ET INFORMATIONS Lt• 8

by user

on
Category: Documents
3

views

Report

Comments

Transcript

NOUVELLES ET INFORMATIONS Lt• 8
NOUVELLES
INFORMATIONS
ET
Lt• 8 se ptembre <krnier, au Labora­
le large et trouver asile sur un vapeur
national
faisant route vers l'Orient. Le cas d'oi­
to ir e
mar it ime
du
M uséum
d'H islo ire naturelle, à S aint - Servan, les
co lla b o ra teurs
èlt'.�ves cl
Louis
Mangin,
professeur
du
directeur
du
Muséum,
seaux
ainsi
transportés
est
assez
fré­
quent.
Nature rappelle celui d'un Cor­
beau (Coruus splendens) ayant élu domi­
membrP de l'Institut et de l'Académie
cile sur un vapeur partant de Colombo
d' .-\ gri c ult ure, onl fèté en une réunion
et n'ayant pu être capturé
intimP, extrènwment cordiale, le jubilé
Mais aussi bien notre pigeon voyageur
s cien li fi que du g ra n d botaniste franç·ais.
a-t-il pu effectuer son voyage au-dessus
Vn important Pt luxueux
prt'.·s
de
illustré,
pages,
500
réunissant
des terres, se mêlant çà et là aux pigeons
remarquablement
domestiques pour se reposer et prendre
une
cinquantaine
de la nourriture.
*
l'honneur du p rofesseu r '.\fangin par des
français
remi s à celtt'
Allo rge,
au
chalt•un�ux,
par
o c c a sion
nom
C r y pto g a mie
drangers,
et
du
du
lui fut
1\1.
Pierre
Laboratoire
De s
:\luséum.
de
toasts
de sympathie
dl's adn'sses
Yinrl'nt a ppo rt p r au grand sa v a nt des
ni·ux
rn ultipl C's
de sympathie et de res­
peeluc·ust• admira tion.
*
*
:'\otn·
LondrC's
confrère·
(n°
p. tiG8-fiG\I). si gna i t•
n·marquabll·
qui. l :k h t'
:i
d1·
Ce
d1•
n ·1· u e i l li
fait
l'sl.
l'occasion
du
*
Congrès
de
Paris
(octobre 1931), l'Institut international
des
et
Langues
lInstitut
organisé
et Civilisations africaines
colonial
clans
la
français
salle
des
avaient
Fêtes
du
i\lusée permanent des Colonies, à Vin­
cennes, un gala de
Musique el Chants des
breux public avait r épon du à l'invita­
*
tion dont l'attrait était grand. Le pro­
lï
de
gramme, joliment illustré, promettait un
Ul31,
spe ctac l e rare : l'attente n'a point été
Salllfl',
octobre
l'i comnwnte Il' cas
<'e
pigeon
F rancl' ,
('fi
A
*
l'iègres ( 17 octobre 1931 ). Un très nom­
anglais
:t!:�:3,
Suez.
ouvrage de
d'articles b otaniques inédits publi és en
savants
qu'à
au
mois
d'aoùt.
Il' fi sqilt•mhrl' à Saïgon.
d ' au tan t
plus
déç·ue.
Yoyagl'ur
surprl'nant
q u ' il ronct'rtH' un tout. jeunl' animal q ui
d'inspi­
de lAfrique noire, soit
rxérutés par de s indigènes, soit par une
artiste
et
C o m i que ,
des
soit
choristes
encore
de
l'Opéra­
enregis t rés
sur
Il a r t'lié
disques, il fallait au public une initiation
deux eontint'nts al o rs qu'il p a ra i ssai t à
ù l a musique des nègres. Le l)r S t t' ph en
t'll
dait ù son pr1•111ier l ù c h l'r.
Avant d'écouter les chants,
ration diverse,
peine aptl' ù prendrl' part ù un roncours
sur
un i· longut· dista111·1'.
Lïdl'ntité de
a ppa ri ien t
pig1·on
un saisissant raccourci.
Il
Il a montré l'intime liaison qui, chez
:i :\1. Louis lbsson. de Dot ti­
les p e u p les primitifs, confond la danse,
)'oisl'au Ill' peut fain· aucun doute.
g11i1·s.
Chauvet s'est c har gé de nous la donner
en
'.\otre confr(·n·
n1y age u r
a dù
suppose que
le
t't re dériYL' Yers
le
chant,
la musique,
et comment, se
mèlant é-troikmt•nl à la vie q u ot i dienn e
�OLVELLES ET I�FORMATIONS
,t f/tWc/ie: Granet tamhour sacré de la région des grandes rivières
(liuinét! fra111·aisc).
1l droite: G ra nd tambour de guerre de
Baoulé (Cùte d' Ivoire). i\lusée du Trocadéro.
En bas: i\landoline
des griots Peuhls (Trocadéro).
-
-
697
LA TERRE ET LA VIE
698
des
nègres,
danse,
mu sique
chant,
acquièrent un rôle soci al des plus i mpor
tant s. I l
a
­
anal y sé, en outre, les raisons
subtilité, de délicatesse et de nuances"·
Mais son interprète ayant traduit une
des st ro p hes ,
ce que disait l'ar­
voilà
de celle ivresse sp éciale cl conlagic usc
tiste : " .J'ai tellement de chiques dans
que donne la danse et qu"ont pu consta­
mon pied que j e ne p u i s plus marcher '"
Le beau livre, ci-dessus s ig na lé, q u 'a
ter tous les voyageurs q u i ont a pproch é
les indig ènes et q ue le Or Step hen Chau­
vel
a
s i bien c ara cté ris é e ail leurs:
tonie des mé lopées q ui,
«
mono­
ne comporta nt
publi é le IJr Stephen
une
i m port an t e
Chauvet contient
série
tr ès
de
belles
planches . C'est à elles que sont emprun­
f i gures d'instruments
qu'une seule phase musicale ( in lass able­
tées les q ue lque s
ment répétée), naissent, enflent cl meu­
de musique que nous mettons sous les
rent, puis recommencent sans cesse ; le
yeux de nos lecteurs.
tout puissammen t martelé par les tam­
•
bottrs, les bruits de pas, les battements
•
•
de m ains cl le bruit des sonnailles ; -
gris erie labyrinthique en gen drée par l e
Du 26 au 30 sep t embr e dernier, s'est
to u rn oieme n t ; - sens at ions k y nésiq u c s
tenu à Paris un très important Congrès:
engendrées par la
le Con grès national du Cinéma éducatif.
répét ition inlassable
des mèmes gestes stéré oty pé s... " (Ste­
A
cett e
occasion,
avait
or ga nisée
été
Soc.
une exposition, très réussie, de projec­
cf' Editions géographiques, maritimes el
coloniales, Paris, 1929).
Que d'erreurs sur la musi qu e nègre
et co mbi en pauvre la documentation
rassemblée ! Pour beaucoup, parler de
m usi q ue nègre, c ' e s t évoquer les accords
du jazz-band - qui en so n t cepe n da nt
tions fixes, d ' appar e i ls de T. S. F., d e
phen
fort
loin.
nègre.
Musique
Chauvet.
Pour certains,
c'est afTecter
un
matériel
reils
cinématographique,
pour
formats
réduits
d'appa­
(muets
et
sonores), d'appareils pour format nor­
mal (sonores), etc . . .
La
plupart
des
questions
traitées
dans les rapports qui nous sont parve­
nus
sont
de
nature
à
inté ress e r
les
m é pri s
qui
n ' est
qu'ignor ance .
D'autre part, il en est qui, séduits par les
lect e urs de la Terre el la Vie. Nous en
airs t•11tendus, n'ont pas eu la co mp é­
tcnel' nécessaire pour les transcrire ou
nant
sont
une
n'o11 t
de
pas
langagl'
su
les
musical.
traduire
Il
n'y
a,
la
conservate u r­
notr e
celui
adj o int à la B ibliothèque nationale
(Se commission, Section du film docu­
Jean
et
mentaire)
Laran,
celui
du
Dr
Comandon
(/e commission, Section de ['Enseigne­
mmt supérieur).
d ' enquè tes
Tout d'abord, distinction essentielle,
mu s i q u e nègre.
selon M. Laran, t'nlrc le film documen­
l'organisation
sur
qui
reste,
(ln rnn�·oit I ' int t'- rè t considérable qui
sysll··matiqucs
rapports,
mi s e au point r e m ar q uable :
du
cnrrgistn·r sur disqurs.
ù
deux
notamment
en
qu"um· manii·re vraiment p ro fit able de
n·1·ul'illir ll's airs nègres, ·c'est de les
s":1tta l ' h t ·
donnerons ici un large aperçu, en ret e­
))"autant plus qu't·lle s"altère et
d é gé­
taire cl le
film d ' enseig ne m e nt . " A se
ni:r1· au ro11tad de la toute puissante
désintfresser
civilis:ll ion l'Uropt··enne.
rcrit-il. plus que de lïngratitude. Il a
du
premier,
il
y aurait,
l.1· (Ir Ch:tu\·et a traet:·. t•n outre, à
l:1rg1·s !raits u11 aper�·u sur la lt-chnique
dt• la 11 111siqu1 11 i ·.g n•. Et au sujd de la
un premil'r mi"·rite, c'est d'exister. '.\lous
pu1·· rilil1· dl's paroles d1·s l'hantcurs. il a
t:1pp1·1t"- cd Il' ane c d ote que nous rappor­
tairl's,
•
ro11s
llans
\
111ius-111L mes
la
n·gion
ici
du lac
hil'n
\·olon tiers.
Tomba .
.-\ndn;
(;idl' a\·:1it i"·routi"· un air ddicil'UX que
jouait un musicit·n. sur
une
mandolinc­
harpe. Il Il' ddaillait "an�c beaucoup de
pourrions l.rouvl'r facilement dans nos
tichl's dix mille litres de fi lms documcn­
alors
que
cfenscignement
dizaines.
se
:\lais,
les
véritables
films
compten
' t encore par
rnèrne si cette propor­
tion se resserrait, comme tout le monde
le
souhaite,
encore
le
sa place
documentaire
l é giti m e
dans
aurait
l ' école,
tout comme les ouvr a ges de vulgarisa-
:'\! H "\'ELLES ET I:\FOH.\L\TIO:\S
Au milieu: Lyre" de l 'Ouhangui (Troradéro).
En bas, à gauche: Clochette double, en bois
(Congo belge; rnllcct. St. Chauvet).
.-l droit•: Pl'lil tam-tam portatif, ébène sculpté (Kasaï;
collet•!. St. Cha u YCt).
-
-
699
LA TERHE ET LA \ïE
700
lion el les livres de lecture à c o t é des
manuels scolaires.
»
Il ne faut pas oublier, en outre, que le
documentaire est un genre amphibie et
q u ' il a accès clans les salles de spc c tacl<' .
.\'anuuk. Chaque s1rccès passé reste pour
une C' xception im·xpli ca L l e, une
véritabl e anomalie. Pour obtenir qu'un
documentaire puisse èl.re offe rt dans des
eux
conditions
convenables
au
verdict
du
Personnc· ne cloutera qu'i l y fasse œuv re
grand puhlic, c'est une véritahl e hataill l'
ut.ile, à cOl.é de tant de drames ineptes
qu'il faut engager à chaque fois. "
t'l de comédi es malsaines ou si mpl emen t
grossi ères . Si vraiment le spectacle ciné­
m atograp hique échappe par instants à
la bassesse et à l 'immo ra l ité, c'est pres­
que toujours au documentaire q u'i l le
doit. Celui-ci j o ue donc en ckhors de
l'école un n)le salutaire· auquel aucun
éducateur ne peut n'sler indillfrent .
,, li faut ajouter, enfin, qu'au stade de
la production, il y a entre les deux genres
Ulll' étroite solidarité.
Toute organisa­
tion c 1 ui possède, en personnel et en
mat (·riel, l es ressourct'S nécessaires pour
pro dui re un bon documentaire, est en
mesu re de pro duire un bon lilm d'en­
seignement: il l ui suffit de s'a dj oin dre
" l'enseignement" quali fi é . Si bien, que
tous lt'S pro gn's tC'c hniques réalisés, à
grands frais s o u vent, par le d o c u men­
taire, servent, en dé finitive , le film d'en­
St'ignenwn t.. "
Les débuts du fi l m documentaire
l'urent brill a nts . A l ' a u ro re du cinéma ,
le
puhlir
accueil l ait
moincln· pdite
animaux,
avec
hande
des plantes.
faveur
sur
la
vie
la
rie s
h·s aspe ct s dC's
vil l es. l t·s heaux paysag<'s naturels. !\ l a i s
tandis qut• le documentaire continuait
ù ètrc 1'11·u\T1· d'un s i mph ·
n·stail
mal
compose.
op rra t eur,
mal
titrt',
film dra111at.iq1w
t;dair(·.
11•
11·uvn-.
c ostun1 t· s.
mal
mett ait en
n·dl'll{·s.
mise
en
sci· lit'. l'i c. ..
1-:t hit·ntcH 1·1· fut lt· mot d " ordre de
to us lt·s di n · r f to urs dt• salles : Il' puhlir
111· \1·ut plus du d11n1111t·ntain·. l."appa­
riti1111. 1·11 1\1:!:!. du !il111 .\'l/11n11/,; /'Es-
Le remède à cette situation, M. Laran
le c o n dense dans le vœu s ui vant qu'il a
proposé au C ong rès el qui résume l' es­
prit de son rapport.
Le Congrès,
«
u
Considérant que le film documentaire
doit con ti n uer à rendre de g rands ser­
vices à l'école, à coté des films d ' en sei­
gnC' ment proprement dits;
»
Qu'il j oue un rote pl us utile encore
clans les salles de spectacle , en raison de
son pou voir instructif et éducatif;
» Qu'il est donc d ' inté r èt génér al
de
fa vori s er la productio n et la di ffusion de
ce genre de films ;
,, Que,
malgré
le
quelq u es
œuvres
particulièrement
tray ante s,
·
succès
à a ccorder, dans ses
programmes, la pl ace la plus restreinte
cl la plus défavorable au film documen­
taire ;
n
Que
l' indus trie
cinématographique
se plaint, avec raison, d'ètre c har gée de
ta xC' s t rop lo urd l' s , et que cette situa­
tion met l ' l' x pl oitan t dans l'o bl i g ati on de
sa crifier la valeur intellectuelle et morale
du
spC'clacle
n
:\ l a is
que
pro gr a mmes
des
pour
les
mct·urs n'ont
»
I>emandl'
i nstammen t
so ie n t
alll-gt:·es pour la
des
,-<'ntio11
qu'aux
tt•rnps
ont
la
const·n·e
nu\mr
htToïcp1cs
pré­
dl's
aucun titre à
u Ill' fa wur de· I' 1:: tat.
hli qu e
1·1·xploitation
dépri-
1 1 1ants pour l'intelligence cl mal faisants
l<t pourtant. " c·1• que
l'on 111· sait pas. n· quïl faut dirt'. ! '· es t
1p1'aujourcl'lt11i. apri·s t:111t d"t·xp(•rien1·cs
cll-l'isivcs. l t-s proft•ssionnds de la lnl'a­
dne111111·11tain·
la
facile.
s1111t \·1·11111·s s'ajou!t'I' vingt d\·111011stra­
dt·
à
cinématographique
redwrche du succès commerci a l le plus
ti1111s analog111•s.
k
cinémat ogra­
l'exploitation
d'encouragement,
tion l'i
de
at­
phique continue
1111i1111111 fut un 1·· v1··111·1111·nt. lll'puis l o rs
rontrc
public
seuls
l es
qu'à
c h a rges
titre
fiscales
proj ectio n p u­
la v aleur
films dont
instruct ive et é cl u c al i \' e ou la haute tenue
a rt is tiq ue
et
intell ectuelle
re connue s par une
auront
commission
été
quali-·
lit'('. ))
Le Dr Comandon e xam ine d'abord
comment le cinématographe est utilisé
NOUVELLES ET INFORMATI ONS
dans l'enseignc>ment supérieur. Il cons­
tate qu'il l'est fort peu et il analyse avec
public,
à
701
présent que la sonorisation
permet d'en faire saisir le pittoresque et
beaucoup de finc>SSl', les raisons de cet
comprendre l'intérêt. Plutôt que d'en­
état. Il précise les remèdes à y apporter.
treprendre des prises de vues scientifi­
« D'après notre déjà
longue pratique
de la projection, nous pensons qu'il faut
raient sans doute avantage à subven­
procurer au professeur des bandes qui
s'adaptent parfaitemc>nt à son enseigne­
ment,
qui
l'aident
matérialiser
à
les
ques coûteuses,
certaines maisons au­
tionner quelques-uns de ces laboratoires
de recherches.
» Il
est encore un autre service que
êtres dont il parle, à représenter les phé­
l'enseignement
nomènes qu'il décrit. Le cinéma doit
absolument éviter de se substituer au
lections de films, il existe d'admirables
professeur. Donc, les longues bandes qui
reproduisent une leçon toute faite sont
à rejeter. Pas de détails inutiles, pas de
personnages plus ou moins ridicules qui
semblent donner les explications que de
longs titres nous infligent...
Le
Dr
quelles
Comandon
qualitl-s
on
»
demanderait
documents sur des voyages, de grandes
chasses, des cérémonies, des danses de
peuplades primitives. Certainement les
professeurs de géographie physique et
économique,
les
géologues,
les
bota­
nistes, les zoologistes, les anthropolo­
gistes trouveraient dans la projection de
examine
peut
supérieur
aux grands producteurs. Dans leurs col­
ensuite
exiger
d'un
film d'enseigm'ment scientifique : choix
fragments choisis
de
ces
complément à leurs cours.
bandes
un
»
Le Dr Comandon résume son intéres­
du sujet ; longueur du film juste suffi­
sant rapport de la manière suivante :
sante pour que la projection fasse voir
et bien comprendre l'objet, le phéno­
dans l'enseignement supérieur,
mène,
l'expérience ;
de
que le professeur ait à sa disposition un
grand nombre de films se rapportant à
la
l'objet de son cours ;
connue
ou
la
dimension
1° Pour généraliser l'usage du cinéma
il faut
l'objet sur l'écran rendue sensible par
comparaison
la
«
d'objets
présence
de
grandeur
d'une
échelle
métrique, etc ...
L'auteur
»
2° Le montage de ces films doit être
effectué de manière qu'ils puissent s'in­
de
tégrer dans la leçon du professeur. Ne
bibliographie concernant la production
préconise
l'institution
pas offrir des leçons toutes faites, géné­
cinématographique, la création de ciné­
ralement inutilisables ;
mathèques scientifiques qui donneraient
des facilités pour voir l es films et les
»
3° La production de ces films sera
augmentée en favorisant la recherche
emprunter. Mais c'est surtout en favori­
scientifique effectuée au moyen du ciné­
sant la recherche scientifique à l'aide du
matographe ;
cinématographe
qu'on
multipliera
le
nombre des films pour l'enseignement
supérieur.
«
»
4° Il faut créer des cinémathèques
nationales et internationales d'enseigne­
ment supérieur,
Les grandes maisons d'édition ne
qui
groupent,
entre­
tiennent, distribuent les films et centra­
pourraient s'alarmer de voir leur échap­
lisent les renseignements techniques et
per cette production de films scientifi­
scientifiques existants à leur sujet ;
ques. On aura
d'ailleurs généralement
»
5° La description des films, la biblio­
recours à leurs usines pour le développe­
graphie des publications s'y rapportant
ment, le tirage, le titrage de ces bandes.
Je ne doute pas que leurs directeurs
diques scientifiques spéciaux à chaque
seront tri•s heureux d'acquérir certains
discipline.
négatifs (qui ne peuvent être obtenus
Dans
doivent trouver place dans les pério­
»
la section
de
!'Enseignement
que par des techniciens de laboratoire,
secondaire,
pourvus d'appareils tout à fait spéciaux):
M. Lasnier, professeur au lycée Charle­
on en tirerait de remarquables
magne ; dans la section de !'Enseigne­
mentain•s
qui
Sl'raient
docu­
apprt'.•ciès
du
signalons
le
rapport
de
ment primaire, ceux de MM. Laurent,
LA TERRE ET LA VIE
702
secrétaire de la Cinémathèque de la Ville
concernant les produits des eaux tro­
de
picales
Paris
(Quelques expériences d'ensei­
gnement par le film), et Estihotte, insti­
tuteur ; dans la même section, notons
un résumé des réponses au questionnaire
qui avait Hé adressé aux usagers du
cinéma. M. L. Bianconi a déposé un
rapport sur l'utililé d'un bulletin officiel
de cinéma d'instruction el d'éducation, etc.
Nous espérons avoir l'occasion de
revenir sur quelques-uns de ces derniers
rapports.
•
•
de
fermer ses
leur tour
s'augmenter
On réalisera là un
bel ensemble documentaire et en mème
kmps très attractif.
On a pu voir d'autre part dans il's
quotidiens, que le
tion
«
une durée d'un mois.
apn•s
un
de !'Exposi­
»
Cette prolonga­
tion est en relation avec la création
à Vincennes d'un grand jardin zoolo­
gique au sujet duquel les pourparlers
à
portes
Zoo
Coloniale était prolongé pendant
sont très avancés.
•
L'Exposition Coloniale Internationale
vient
vont à
et Hre remaniées.
l'organiser,
en
Il y aurait intérêt
raison
des
facilités
de communication et de la proximité
du mt.'tro,
dans la partie du bois de
succt•s unanime et qui non seulement
Vincennes, proche de la porte de Reuilly;
s'est maintenu jusqu'au hout, mais a
eu dans les derniers jours, comme un
dant à droite et à gauche le commen­
regain
qui
a
dépassé
les
espérances.
par exemple dans toute la partie bor­
cement
de
l'avenue
des
Colonies
et
A défaut d'une prolongation ou d'une
reprise l'an prochain, que beaucoup
en y comprenant l'actuel parc des autos.
désireraient, mais que bien des raisons,
prendre l'organisation d'un grand jar­
d'ordres divers.
ne
permettaient
pas,
Il y a
plusieurs manières de com­
din zoologique, dont on trouvera des
on se préoccupe de n•ndre permant•ntcs
exemples
qul'lques-unes des réalisations qui ont
laires de l'étranger.
fait leurs preuves à
Vincennes.
'.'\ous avons,
Le désir qu'a la Terre etla \'ied'alimen­
de
questions
chez nous,
simi­
à éviter le
La meilleure formule applicable nous
paraît ètre celle qui a prévalu à Londres.
jour nous pt•rmet de donner, sur ces
projl'ls, un ap<'rçu impartial.
grande capitale anglaise, lequel a reçu,
sur
Passons
11·
maintien
ln/11rm11li1111s
dt•
l'l
d1;part
l'ordrl.•
réalisations
du
des
à
les
retour d'erreurs passées.
h'r sa rubrique dt•s '.'\ouvdles et 1 nfor­
mations,
dans
qui
l ' a m o rce
la
de
serait
de
le
la
Cité
point
future
Mai1>1111 des C11/o11i1•s, organisnw si nt;­
cessain'. que la Chamhrc de c o m 1m· r c· l•
dt• Paris a olkrt un lol·al pour assun•r
la
p1•rnian1·111·e
dt·
l'adudle
Cifr
d1·s
l11/orm11lions. Cl'llt• .\foison dt' la France
r.rfrri1'11r1•
le
pourrait
krrain
cks
l\lre
l'han·s.
l'o11struil1• sur
1•11trl'
l'an•nue
d'l1;na l'i l'an·nu1• du Pn"sid1•nt-\\ïlson.
11011
loin
q11t's!io11
dt•
l'i·ndroit
d"i·lt·\·1·r
la
oil il aYait i"ll'
.\foison
dl'
la
r:/1 i Ill ÎI' .
l .1•
li lit'.
.\/11s1;t' r/1·s <:11!11T1i1•s,
di·s
fll1·t1rl'.
l'origint'.
romn1t·
d1·-d1a11ss1"•·
a
il
dt•
l'Oll\.il'nl.
inft•ri1·ur.
qua­
lllUst"t'.
pam1mml.
.\u
d1•­
rez­
raquar iulll
qui
at!irt· au Palais qui l'ahri!t'. une fouk
n1nsid;"·rahl1'.
s";1111 .. liorn
pnsis!t'.
lui
a ussi.
d Ya
d s ·agrandir. l .l'S roll1•<·tions
Le " Zoo
en
"•
deux
1 �:m.
est g{•n;
universellement réputé de la
millions
sous le contrôle
plart'.·e
de
visiteurs,
par une socirté indépendante,
de
la
Société
Zoologique de Londres.
Il nous semble indispensable,
que
le
futur
jardin
une
entreprise
certes,
zoologique
indé>pendante,
soit
capable
d\\trc financièrement productive, d'at­
tirer le public par la présentation des
animaux l'l l'acquisition de nouveautés.
\lais un jardin zoologique digne de cc
nom, s'il v1•ut garder son caractère sé­
rieux
el
1;ducatif,
doit nécessairement
l\I rt• plael; sous l'i·gide d'une grande asso­
ciation S<"ientifique,
du moins sous le
contrùle scientifique et technique d'un
comitl;
de
savants
\ïncennes
et
de
apparaîtrait
spfrialistes.
ainsi
dans
unt• situation très comparable à celle de
Hegents Park, dont une partie est occu­
pée par le Zoo et dùnt le reste est pro-
l'\OUVELLES ET INFORMATIONS
menade publique coupi•e de terrains de
objets
jeux.
Ainsi pourrions-nous assister à la nais­
photographies,
sance à l'Est de Paris d'un centre animé
703
(cartes géographiques,
bibliographie),
notices,
vitrines
éclairées par minuterie électrique,
etc.
D'ici juillet, quelques expositions tem­
Musée
poraires seront organisées : la plus im­
permanent des Colonies avec son aqua­
rium, jardin zoologique et aussi une
portante d'entre elles sera, en juin pro­
nouvelle
d'ivoires du Bénin, art proprement de
d'éducation
et
École
d'instruction
coloniale
cherche à réaliser la
:
dont
on
construction dans
ces parages.
chain,
l'ancienne
senté
La Terre el la Vie est disposée à suivre
de très près l'évolution de ces intéres­
sants projets.
*
*
une
exposition
Afrique,
dans
les
de
bronzes
richement
collections
et
repré­
étrangères.
mais encore inconnu du public parisien ;
on
y
grande
verra
notamment
plaque
à
une
superbe
personnages, bronze
africain du xv1e siècle récemment ac­
*
quis en vente publique à Londres et of­
Voici, à nouveau, quelques nouvelles
fert à notre Musée par un bienfaiteur
concernant l'activité du Musée d'Ethno­
anonyme.
graphie du Trocadéro.
en
Les années suivantes seront consacrées
à la présentation de nos collections afri­
cours permettront d'inaugurer, en juillet
caines qui s'augmentent sans cesse de
De
vaste
prochain,
travaux
un
actuellement
incomparable
départe­
dons et d'envois importants, notamment
ment d'areht•ologic amfricaine. Les pré­
des trouvailles de la
cieux Vl'sligl's des anciens empires du
Djibouti.
Mexiqm' el du Pfrou, plus abondants
*
dans les colll'clions de cc Musl•e qu'en
aucun aulf'l• Must'c du monde, trouve­
*
mission
Dakar­
*
ront enfin au Trocadfro un cadre digne
La photographie reproduite sur la
page 642 (verso du sommaire) de notre
de ces tn•sors jusqu'ici non révélés au
public fran�·ais.
de Flamants roses, élevés à Cheshunt,
Dans
amé­
près de Londres. Il y a là, paraît-il, une
nagé à titre ddinitif. les méthodes les
ferme spécialisée dans l'élevage de ces
plus modernl's dl' muséographie seront
beaux oiseaux. On les y trouverait par
cc
premil•r
département
présent numéro représente un troupeau
appliquées : classifications méthodiques,
centaines. La ferme les exporterait dans
topographiques et comparatives, docu­
les jardins zoologiques et les parcs privés
mentation abondante n•unie autour des
du monde entier.
Fly UP